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SEANCES
Vendredi 29 septembre à 20h30
Samedi 30 septembre à 18h30
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BLIND SHAFT
de Li Yang
Chine, 2003, 1h32, VOSTF
Avec
Li Yixiang, Wang Shuangbao, Wang Baoqiang
Une claire matinée d'hiver dans le nord de la Chine.
Comme toujours, Song et Tang ont une rude journée devant eux,
dans l'une des nombreuses mines de charbon de la région qui
ne sont pas suffisamment étayées. Chaolu, le frère
de Tang, arrivé là depuis quelques jours, les accompagne.
Au
fond du puits, c'est le drame : Song et Tang tuent Chaolu à coups
de pioches. Ils provoquent ensuite l'effondrement de la mine et quittent
sains et saufs le lieu de "l'accident". Simulant un profond
chagrin dû aux décès du frère, ils exigent
du propriétaire de la mine le paiement d'une indemnité,
faute de quoi ils préviendront les autorités de l'accident.
De
crainte que l'on découvre l'exploitation illégale de
sa mine, le propriétaire satisfait à leurs exigences.
Après avoir encaissé l'argent qu'ils envoient à leurs
familles , ils se mettent en quête de leur prochain "parent"...
Blind shaft est
un film d’une belle linéarité,
au sens où la distribution entre appréhension brute du
réel (la mine, que l’impressionnant Mine n°8 de
Xiaopeng, présenté cette année au festival Cinéma
du réel à Beaubourg, avait su lui aussi capter dans toute
sa rêche consistance) et goût de l’échappée
fictionnelle se fait, davantage qu’harmonieusement, dans une
sereine et dense complémentarité, avançant imbriqués
l’un dans l’autre. L’âpreté du filmage,
dans sa manière d’extraire des blocs de réel tout
en ménageant de secrets espaces pour de brusques poussées
de brutalité et de cruauté, demeure toujours poreuse,
ouverte à d’autres lumières. Si la violence du
contexte et de l’action recouvre le film d’un épais
voile grisâtre, les instants volés au travail sont rendus à leur
intensité baladine, laissant nécessairement la place à d’étonnants
changements de ton. La formule est galvaudée mais tant pis :
Li Yang est bien sûr un nom à retenir.
Jean-Philippe Tessé,
Chronic’art
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