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SEANCES
Mardi 29 août à 20h30
Vendredi 1er septembre à 18h30
Samedi 2 septembre à 21h
Jeudi 7 septembre à 18h30
Dimanche 10 septembre à 18h30
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BLOW UP
de Michelangelo Antonioni
Grande-Bretagne, 1966, 1h52, VOSTF
avec
Vanessa Redgrave, David Hemmings, Sarah Miles, Jane Birkin, John Castle, Peter
Bowles
Thomas, photographe londonien très en vogue, surprend dans un parc un
couple d’amoureux et ne peut s’empêcher de le photographier.
La jeune femme, Jane, tente de lui arracher son appareil, il s’enfuit.
Elle le poursuit jusqu’à son domicile et s’offre à lui
pour qu’il lui rende la pellicule. Intrigué, Thomas remet un autre
film à Jane et, après son départ, développe aussitôt
les photos du parc. D’agrandissement en agrandissement, la réalité devient
floue jusqu’à perdre sa dimension objective. Une réflexion
sur l’être et le paraître appliquée aux arts dits "documentaires".
« Thomas, en remontant à l’essence de son métier,
qui reproduit la réalité, ne trouve qu’une abstraction de
points que l’esprit ne peut interpréter qu’a priori, tandis
que son voisin, le peintre pointilliste, prétend découvrir après
coup des formes figuratives dans ses tableaux. Le réel n’est-il
qu’une opération de l’esprit ? Ce film superbement concret
sur le métier de photographe et si "matérialiste" dans
sa vision de Londres faisait notamment écho aux préoccupations
du mouvement psychédélique dont il était contemporain. »
Stéphan Krezinski
« Mais plus Thomas la scrute, cette image anodine, plus elle
lui échappe. "On peut regarder toute photographie comme une énigme,
a expliqué Denis Roche. Elle est un instant du temps, elle n’a pas
d’avant, pas d’après, pas d’autour. Même quand
elle est aisément identifiable. Un exemple célèbre est celui
des coins de rue vus par Eugène Atget : on a dit que chacune de ses
photographies évoquait la scène d’un crime après l’enlèvement
du cadavre." Mais y a-t-il eu crime ? (…) Au-delà du
débat sur le réel et l’illusoire, ce que questionne Blow
up, c’est l’acte de photographier lui-même, capteur d’une
réalité qu’il transforme en une autre réalité,
du simple fait de son intervention. En prenant pour prétexte une trame
policière, c’est ce troublant mystère qu’explore Antonioni. »
Richard Cannavo et Marie-Elisabeth Rouchy
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