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SEANCES
Vendredi 6 octobre à 20h30
Samedi 7 octobre à 18h30
Lundi 9 octobre à 20h30
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LES DÉMONS À MA PORTE
(GUIZI LAI LE)
de Jiang Wen
Chine, 2000, 2h20, VOSTF
Avec
Hongbo Jiang, Teruyuki Kagawa
Dans un village reculé, miraculeusement épargné,
d'une Chine occupée par l'armée nippone, Ma Dasan, un
paysan, est menacé une nuit par des soldats de l'Armée
chinoise. Ceux-ci lui confient deux sacs à l'intérieur
desquels se trouvent un prisonnier japonais et son interprète
chinois.
Dasan et sa maîtresse, une jeune veuve enceinte, cachent les
prisonniers et en prennent soin. Malgré la hargne du Japonais,
une certaine humanité s'insinue dans leur relation, en partie
grâce aux traductions volontairement erronées de l'interprète
qui cherche à sauver sa propre vie en amadouant les villageois.
Six
mois s'écoulent. La famine s'empare du village et les habitants,
ne sachant plus quoi faire de leurs prisonniers, décident de
les mettre à mort. Or, aucun d'entre eux n'accepte de prendre
la responsabilité d'un tel acte.
« (…) Mais le film est aussi une très belle
oeuvre sur la guerre dans laquelle chaque homme est sans cesse confronté à la
pression de son milieu. Une influence qui peut expliquer bien des horreurs
commises en ces temps mouvementés, fatalité parfaitement
illustrée par la scène de l’exécution finale.
Chez Jiang Wen, toute grandiloquence est cependant bannie au profit
d’un humour qui désamorce la portée dramatique
de certaines situations. Il utilise ainsi toutes les possibilités
du quiproquo lors des scènes avec l’interprète
chinois qui, pour sauver sa peau, remplace allègrement les insultes
du prisonnier japonais kamikaze par des compliments. Il faut voir la
gueule ahurie du soldat nippon lorsqu’il constate que les villageois
répondent par des sourires à ses jurons. On mesure alors
la dimension tragi-comique de cette fable humaniste à laquelle
Jiang Wen insuffle un lyrisme audacieux. »
Elysabeth François,
Chronic’art
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