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SEANCES
Vendredi 15 septembre à 21h
Dimanche 17 septembre à 20h30
Vendredi 22 septembre à 18h30
Mardi 26 septembre à 20h30
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LE DÉSERT ROUGE (DESERTO ROSSO)
de Michelangelo Antonioni
Italie - France, 1964, 2h, VOSTF
avec
Monica Vitti, Richard Harris, Carlo Chionetti, Aldo Grotti
Giuliana vit dans la banlieue industrielle de Ravenne
avec son mari Ugo, ingénieur chimiste. Comblée matériellement, mais fragile
et suicidaire, elle est hermétique à ce monde dévasté par
l'industrialisation et semble n’entretenir avec la réalité qu’un
rapport angoissé. "Il y a quelque chose de terrible dans la réalité et
je ne sais pas ce que c’est", dira-t-elle. Même sa rencontre
avec Corrado, dont elle devient la maîtresse, ne peut l’aider face
aux questions existentielles qu’elle se pose.
Le Désert rouge est
le premier film en couleurs réalisé par
Michelangelo Antonioni. C’est aussi son quatrième avec
Monica Vitti et on a pu, en son temps, le considérer comme le
dernier volet d’une tétralogie (après L’Avventura,
La Notte et L’Eclipse) sur la crise du couple et la
solitude de la femme moderne.
« Cette fois-ci, il ne s'agit pas d'un film sur les sentiments.
Les résultats, qu'ils soient bons ou mauvais, beaux ou laids,
obtenus dans mes précédents films sont ici dépassés,
caduques. Le propos est tout autre, auparavant c'était les rapports
des personnages entre eux qui m'intéressaient, ici le personnage
central est confronté également avec le milieu social
ce qui fait que je traite mon histoire d'une façon toute différente.
Il est trop simpliste, comme beaucoup l'ont fait, de dire que j'accuse
ce monde industrialisé, inhumain où l'individu est écrasé et
conduit à la névrose. Mon intention au contraire, encore
que l'on sache souvent très bien d'où l'on part mais
nullement où l'on aboutira, était de traduire la beauté de
ce monde où même les usines peuvent être très
belles. La ligne, les courbes des usines et de leurs cheminées
sont peut-être plus belles qu'une ligne d'arbres que l'œil
a déjà trop vus. C'est un monde riche, vivant, utile.
Je peux dire ceci : en situant l'histoire du Désert rouge dans
le monde des usines, je suis remonté à la source de cette
sorte de crise qui comme un fleuve reçoit mille affluents, se
divise en mille bras pour enfin tout submerger et se répandre,
partout. »
Michelangelo Antonioni.
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