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SEANCES
Dimanche 24 septembre à 19h
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HIROSHIMA MON AMOUR
de Alain Resnais
France - Japon, 19 58, 1h21
avec
Emmanuelle Riva, Eiji Okada, Bernard Fresson, Stella Dassas
Une nuit d’amour s’achève pendant
l’été 1958, dans une chambre d’hôtel à Hiroshima.
L’homme est un japonais. La femme une française. Ils se sont rencontrés
la veille, dans un café. Ils s’aiment éternellement. Après
avoir évoqué la ville, la bombe, la mort collective, les visages
rongés, les chevelures atomisées, les enfants difformes, la terre
brûlée, l’horreur perpétuée dans les films et
les musées, les amants parlent d’eux. La femme doit quitter le Japon,
pour toujours... Leur éternelle union doit s’interrompre avec l’aube
prochaine.
« La fonction salvatrice, thérapeutique, exorcisante des images
accomplit l’essentiel de l’opération. Ce n’est pas le
support littéraire, si opérant soit-il, si hypnotiques que puissent être
et ils le sont, le récitatif et les dialogues durassiens, qui l’emporte,
c’est le choc par montage de deux réalités physiques qui
se giflent en nous pour produire le coup de foudre en retour d’une idylle
qui nous concerne. Hiroshima s’appuie sur la théorie eisensteinienne
du montage d’attractions, collisions et ruptures selon le modèle
musical que Resnais recrute chez Bartok et Stravinski, et qui lui permet de fasciner
tout en distanciant : montage de quatre travellings puis d’un plan fixe,
deux plans fixes, puis de nouveau un travelling. Les plans fixes cernent l’action
et la morcellent, les travellings, qui sont une recherche de l’immobilité l’éternisent. »
Robert Benayoun, in Alain Resnais, arpenteur de l’imaginaire
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