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SEANCES
Mercredi 6 septembre à 21h
Vendredi 8 septembre à 18h30
Samedi 9 septembre à 21h
Vendredi 15 septembre à 18h30
Samedi 16 septembre à 19h
Lundi 18 septembre à 21h
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PROFESSION : REPORTER
(PROFESSIONE : REPORTER)
de Michelangelo Antonioni
Italie - France - Espagne, 1974, 2h06, VOSTF
avec
Jack Nicholson, Maria Schneider, Jenny Runacre
David Locke est un reporter américain basé en Afrique. Un
jour à son hôtel, il découvre le corps sans vie d’un
homme lui ressemblant étrangement dans la chambre voisine. Il décide
de lui prendre son identité et de vivre une nouvelle vie qu’il espère
plus passionnante, ce qui l’amènera à rencontrer une mystérieuse
femme qui semble aussi perdue que lui. Ce qu’il ne sait pas, c’est
que le cadavre dont il a pris l’identité était un espion
au service d’un groupe terroriste.
Un film de genre qui se rapproche d’une enquête policière
et qui se transforme en une méditation existentielle sur la
douleur de vivre.
« Dans le plan-séquence de sept minutes, un seul
plan que la caméra ensuite approfondit, la métaphore
sur la réalité devient déchiffrement de la réalité,
la tentative de trouver, par la cadence des rapports, une sorte de
nécessité, une coïncidence provocatrice et douloureuse,
mais en même temps salutaire et libératrice. En agençant
toute la séquence hors du champ dans lequel advient le délit,
l’assassinat de David, Antonioni a voulu aussi rendre le fait
objectif et marginal (d’une nécessité marginale)
par rapport à la réalité qui l’entoure. »
Stefan
Reggiani
« Profession : reporter marque
la rencontre d’Antonioni avec Nicholson, qui livre ici une fascinante leçon
d’"underacting", en parfaite symbiose avec les objectifs
et méthodes de travail du cinéaste italien. Chef-d’œuvre
absolu, aboutissement d’années de réflexion et
de voyages, Profession : reporter est aussi le film le plus lumineux
d’Antonioni, même si la mort y rôde du début à la
fin. Le projet d’échange d’identité du reporter,
poursuivi à la fois par des tueurs et la curiosité de
sa femme, est voué à l’échec. L’expérience
est absurde, suicidaire, mais aussi ludique, sensuelle (sa brève
rencontre avec la jeune fille interprétée par Maria Schneider).
Le reporter parvient, un bref moment, à "devenir lui-même" en
volant la vie d’un autre, à goûter à la liberté véritable
et découvrir, comme le notait Alberto Moravia au sujet du film,
que l’homme n’existe vraiment qu’en dehors de la
société. »
Olivier Père, Les Inrockuptibles
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