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SEANCES
mardi 28 août à 20h30
vendredi 31 août à 18h30
samedi 1er septembre à 20h
dimanche 2 septembre à 20h30
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LE
SILENCE DE LA MER
de Jean-Pierre Melville
France, 1947, 1h26
avec Nicole Stéphane, Jean-Marie Robain
En 1941, au début de l'Occupation, un officier nazi, épris de culture française,
est "hébergé" (logé de force) chez une famille comprenant un vieil
homme et sa nièce. Par des monologues prônant le rapprochement des peuples et
la fraternité, il tente, sans succès, de rompre le mutisme de ses hôtes dont
le patriotisme ne peut s'exprimer que par ce silence passif...
C'est en 1947 que Jean-Pierre Melville tente l'aventure de son premier long
métrage. Et, pour ce faire, il ne choisit pas la facilité. Le silence de
la mer de Vercors, paru dans la clandestinité, est en effet le livre symbole
de la Résistance. Français libre à Londres, Melville l'a découvert une nuit de
bombardement. Il e tournera l'adaptation envers et contre tous, sans l'accord
de Vercors et sans l'autorisation du tout-puissant syndicat des techniciens.
En pur amateur et à la sauvette, avec des acteurs inconnus. Transcrivant avec
une absolue fidélité le roman, il allait réussir une œuvre qu'on ne peut manquer
de qualifier, 60 ans plus tard, de "bressonienne" avant la lettre : rigueur,
dépouillement et dignité. Cinéma de gestes et de regards admirablement servi
par le noir et blanc de Decae. Avec la patine du temps, Le silence de la
mer reste un magnifique poème visuel.
"... Je voulais essayer un langage constitué uniquemet d'images et de sons, d'où
le mouvement et l'action seraient pratiquement bannis. J'ai donc conçu le film
comme un opéra. C'était la première fois qu'on tournait un film de fiction avec
des acteurs dans des décors naturels. La première fois qu'on essayait d'ébranler
les structures syndicales, omniprésentes et dictatoriales, du système de production
français - voire mondial... J'ai toujours eu cette devise : ne sachant pas que
c'est impossible, je l'ai fait !" Jean-Pierre Melville
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