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SEANCE UNIQUE
Samedi 17 mai à 15h
ENTRÉE LIBRE
EN PRÉSENCE DE LISA DIAZ ET JEAN-FRANÇOIS
MAÎTRE, RÉALISATEURS
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L'ABSENT
de Lisa Diaz
France, 2008, 17 min
Avec César Vergeau, Jean-Emmanuel Pagni, Louise Vincent et Régis Florès
Il y a des absences dans le fond des existences que le temps a fait
taire mais qui continuent de hanter le silence. Ce film raconte cela
: ces vides qu’on nourrit, qu’on ne parvient jamais à combler tout
à fait, ces vides qu’ont creusés des départs, des morts, des ruptures.
Polo, un enfant de dix ans, ne cesse de rater le bus scolaire et passe
ses journées à errer dans la campagne.
Un jour, un homme arrive, un sac sur l’épaule. Un voyageur sans boussole,
Juan, qui fait escale dans le village où l’enfant habite.
Polo l’aborde puis l’invite chez un ami à lui. Il est attentif à ses
gestes, à ses mots.
Plus tard, Juan rencontre une vieille dame, Rose. Elle lui parle avec
une familiarité déconcertante.
Juan va se laisser accaparer, comme un objet de fantasme. Un temps
seulement, le temps de ce qui ne saurait être qu’un passage. |
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100
KM D'ÉCART
de Lisa Diaz
et Jean-François Maître
France, 2007, 52 min, documentaire
Des gens, qui parlent, des lieux, parlants, et des gens dans des lieux,
qui disent beaucoup sur cette futile confrontation, un match de football,
où l’on trouve l’essentiel : la quête d’une identité collective.
Deux fois par an, les équipes de Nantes et de Rennes s’affrontent lors
de ce que l’on a l’habitude de nommer le derby breton. Derby breton.
Le terme a comme une résonance épique.
Au cours des cinq derniers jours précédant le match, la tension monte
et les débats s’acèrent. C’est un jeu qu’on prend au sérieux, le football.
C’est étrange, oui, quoi de plus anecdotique en effet qu’un match entre
deux clubs aussi ressemblants que voisins ?
Le portrait croisé
de plusieurs personnages nous éclaire : pas des supporters acharnés,
mais des amateurs, qui nous parlent de leur identité. Identité bretonne,
identité d’une ville, identité perdue, recherchée. La couleur d’un
maillot, d’un fanion, en est le vecteur, le premier insigne d’une quête
plus intime qu’elle n’en a l’air. Le questionnement
reprend alors son caractère universel : quelle est ma place dans la société,
et comment l’affirmer ?
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