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SEANCE UNIQUE
Samedi 24 mai à 15h
ENTRÉE LIBRE
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BAMBULE
de Ulrike
Meinhof et Eberhard Itzenplitz
Allemagne,
1970, 1h10, VOSTF
Ulrike Marie Meinhof a réalisé son scénario
de télévision sur la maison d'éducation surveillée Eichenhof de Berlin-Ouest
dans le courant de l'année 1969. Elle avait déjà commencé une critique
et un travail sur l'éducation "surveillée" les années précédentes.
Dans plusieurs émissions télévisées, elle avait enquêté sur la situation
dans ces "homes" et
sur les conséquences d'un tel internement. Bambule a été tourné en février
et mars 1970. Ce film, qui a été produit par le Südwestfunk, devait être
diffusé sur l'ARD en mai 1970. A ce moment, Ulrike Meinhof était cependant
soupçonnée depuis une semaine d'avoir participé à la libération du prisonnier
Andreas Baader. L'ARD a donc fait sa propre justice en retirant le film.
La diffusion était ensuite prévue pour avril 1971, mais le film a de
nouveau été retiré et cette situation s'est prolongée pendant les deux
décennies qui ont suivi. Le film décrit des faits qui sont vrais. Il
oscille entre le reportage et la fiction. Les parties relevant du reportage
reposent sur des enregistrements sonores ; lorsque ceux-ci pourraient
être mal compris en étant interprétés comme une attaque contre des anomalies
simplement isolées, des éléments de fiction sont introduits. Le but est
de stimuler l'imagination du téléspectateur plutôt que de la concentrer
sur quelque chose de local. Lors de nombreuses discussions antérieures
avec le régisseur, Ulrike Meinhof a exigé à maintes reprises de "se
rapprocher non de la réalité, mais plutôt de la vérité". Ce film
montre donc une situation fâcheuse plutôt que diverses situations fâcheuses.
DOCUMENTS D'ACCUSATION
Studios des films de Hanoï
Vietnam, 1967, 15 mn, VOSTF
Ce court-métrage produit par le Studio des Films
de Hanoï est exemplatif de ce qui fut appelé le film affiche. C’est une
compilation d’images des atrocités commises par l’armée américaine au Vietnam.
Certains cinéastes opposés à cette guerre ont pu douter de l’efficacité
du procédé. La brutalité de ces images n’avait-elle pas pour effet d’anesthésier
le spectateur ?
Ils optèrent pour des approches cinématographiquement
plus sophistiquées du conflit, sans toutefois utiliser toutes les ressources
de la vaste réserve d’images disponibles dès cette époque.
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