| |

SEANCE UNIQUE
Lundi 26 mai à 19h
ENTRÉE LIBRE, DANS LA LIMITE DES PLACES DISPONIBLES
|
CLASSES
DE LUTTE
de Groupe
Medvekine de Besançon
France, 1969, 37 min
Le premier film réalisé par les ouvriers du Groupe Medvedkine. Il
suit la création d’une section syndicale CGT dans une usine d’horlogerie
par une ouvrière, entr’aperçue dans le film de Chris Marker et Mario
Marret, À bientôt, j’espère, et dont c’est le premier travail militant
en 1968. On y découvre comment Suzanne réussit à mobiliser les autres
femmes de l’entreprise, malgré la méfiance des dirigeants syndicaux
et les intimidations du patronat.
« Il va bientôt être plus facile d’aller dans la Lune que de
dire certaines choses d’une certaine façon. Des choses pourtant
aussi quotidiennes que ce que nous racontent À bientôt, j’espère
et Classe de lutte. Ces deux films français relèvent d’un cinéma
résolument militant : ils visent à l’information et à la lutte.
Ils documentent et ils mobilisent. Peu importe que la qualité de
l’image laisse à désirer- ce sont des films en 16, en NB, bien
sûr, il n’y a eu ni projecteurs ni studios, mais le jour blafard
de l’hiver, la cour de l’usine, l’appartement de tel ou tel ouvrier.
Quand on se bat avec ses poings pour défendre sa vie, on n’a
ni le temps, ni les moyens de respecter les règles qui assurent
l’élégance sportive de la boxe. On ne cherche pas le plaisir du
spectateur, on veut lui parler, on brûle de lui dire certaines
choses quotidiennes qu’il n’ignore peut-être pas tout à fait mais
auxquelles il rechigne à penser. Or il faut que ces choses soient
dites, écoutées. Elles le sont. Le premier mérite de ces films
est d’exister. Il est immense. Et oui, c’est un plaisir pour le
spectateur. Et même un soulagement qui ressemble un peu à du bonheur.
En ces débuts de salazarisme mou que menace d’être le pompidolisme,
c’est comme respirer un ballon d’oxygène. Y’a-t-il plus beau spectacle
que de voir s’installer la lumière sur un visage dans un regard ?
Un visage d’homme dans A bientôt, j’espère. Un visage de femme
dans Classe de lutte. »
Jean-Louis Bory, Le Nouvel Observateur, 28 juillet 1969.
|
|
| |
 |
NOUVELLE
SOCIÉTÉ N°5
Du Groupe Medvekine de Besançon
France,1969, NB, 8 min
Les conditions de travail dans l’horlogerie Kelton-Timex : les ouvrières travaillant
comme des marionnettes, les évanouissements, les accidents et en guise de prime
de la «Nouvelle Société», Sylvie Vartan venant chanter à l’atelier... |
|
| |
 |
NOUVELLE
SOCIÉTÉ N°7
Du Groupe Medvekine de Besançon
France,1969, NB, 11 min
Dans une usine, les conséquences de la pression des grandes entreprises sur les
petites: les cadences s’accélèrent, la tension monte, les accidents deviennent
plus fréquents et plus graves: un ouvrier perd sa main dans une presse. |
|
| |
 |
RHODIA 4/8
Du Groupe Medvekine de Besançon
France, 1969, NB, 4 mIn
Colette Magny interprète une chanson
tirée de son album Mai 68 et dédiée aux luttes ouvrières à l’usine
Rhodiaceta de Besançon.
« Dans Rhodia 4X8 sont reprises des images d’un film d’entreprise
: puisqu’on interdit aux ouvriers de filmer leur travail, il faut
jouer au plus fin : soit faire des images incognito, soit réemployer
les images officielles… Avec la voix de Colette Magny, ce film donne
un autre sens au travail en usine. »
Stéphane de Loppinot,
« L’image », Le Monde n°3 |
|