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SEANCE UNIQUE
Mardi 27 mai à 19h
ENTRÉE LIBRE, DANS LA LIMITE DES PLACES DISPONIBLES
EN PRÉSENCE DE PIERRE CAMUS, ASSISTANT-RÉALISATEUR
DE CHRIS MARKER, ET INGER SERVOLIN,
PRODUCTRICE ISKRA
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LE
FOND DE L'AIR EST ROUGE
de Chris Marker
France, 1977, 2 x 1h30
Avec les voix de Jim Broadbent
, Cyril Cusack , Laurence Guvillier, Davos Hanich , François Maspero,
Yves Montand, François Périer, Sandra Scarnati, Jorge Semprún, Simone
Signoret.
En deux parties, ce film culte de Chris Marker retrace l’évolution
des idéaux révolutionnaires entre 1960 et 1970.
Première partie : les mains fragiles. Depuis la guerre du
Vietnam jusqu'au festival d'Avignon en 1968, en passant par l'Allemagne,
Cuba, Régis Debray et la mort du "Che", la Chine.
Deuxième partie : les mains coupées. De l'intervention russe
en Tchécoslovaquie aux manifestations en Irlande, en passant par la
fin de De Gaulle, le massacre de Munich, la déstalinisation, la mort
de Pompidou, l'assassinat d'Allende, l'institutionnalisation de la
révolution cubaine, les fêtes du Shah à Persépolis.
« Chris
Marker propose une lecture de l’histoire à travers un enchaînement
d’images dont le sens peu à peu se dévoile. Des images fortes, sanglantes,
ironiques, bouleversantes, drôles. Et instructives. »
Arte, « Le fond de l’air est rouge », www.arte.tv,
diffusé le 15 avril 2008.
« Il faut compter trois heures
d'images et de commentaires sur des événements qui ont marqué le
monde entre 1967 et 1977. Mais trois heures exceptionnelles de densité
et d'intensité avec des documents d'archives retravaillés dans leur
montage par ce cinéaste différent qui s'appelle Chris Marker. »
Jean-Pierre
Bourcier, « Le fond de l’air est rouge », La
tribune, le 15 avril 2008.
« On y retrouvera aussi la
virtuosité subjective d'un artiste engagé, un maître du montage-roi,
arrachant les images au cimetière de l'oubli et au flux amnésique du
robinet télévisuel pour leur redonner une forme et un sens, restituant
à l'histoire sa polyphonie, sa richesse et ses contradictions, redonnant
au spectateur une mémoire. »
Serge Kaganski, « Le fond de l’air est rouge », Les Inrockuptibles n°
82, le 29 mai 1996, p. 32.
« Avec un art consommé du montage
et du commentaire, jouant aussi bien du poétique, de l’allusif, du
démonstratif que du coq-à-l’âne, un réalisateur franc-tireur et partisan
traîne, déchiquette un dixième de ce siècle, tel le cheval furieux
auquel fut attaché, selon la légende, le corps nu du Cosaque Mazeppa… »
Antoine
Perraud, « Le fond de l’air est rouge », Télérama n°
2419, le 25 mai 1996.
« Comme ce cinéaste a de l’intelligence à revendre et qu’il
est partageux, il nous en donne. En deux plans trois recoupements,
il fait comprendre l’essentiel et prête à rire, en prime. »
Antoine
Perraud, « Les années pavé », Télérama n°
2419, le 22 mai 1996, p. 89.
« Au cours des dix dernières années,
un certain nombre d'hommes et de forces (quelques fois plus instinctives
qu'organisées) ont tenté de jouer pour leur compte fût ce en renversant
les pièces.
Tous ont échoué sur les terrains qu'ils avaient choisis. C'est
quand même leur passage qui a le plus profondément transformé les
données politiques de notre temps. Ce film ne prétend qu'à mettre
en évidence quelques étapes de cette transformation. »
Chris
Marker, Dossier de presse, www.iskra.fr
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