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SEANCES
Vendredi 4 avril à 21h
Samedi 5 avril à 14h
TARIF CINÉ-CONCERT :
5 EUROS ET 6,50 EUROS
PLACES EN VENTE EN CAISSE À PARTIR DU 21 MARS
À PARTIR DE 5 ANS
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bulCiné
PRÉSENTE • CINÉ-CONCERT
BOCAGE JOUE
SUR NANOUK L'ESQUIMAU
NANOUK L'ESQUIMAU
(NANOOK OF THE NORTH)
de Robert
Joseph Flaherty
USA, 1922, 50 min, muet
La vie de Nanouk, un esquimau qui vit dans le Grand Nord canadien
avec sa femme Nyla et leurs enfants. Ils nous font découvrir leurs
coutumes, la construction d'un igloo, la chasse au phoque, les chiens
de traîneau et les longues tempêtes de neige : la vie quotidienne
d’une famille d’Esquimaux avec, au fil des saisons, la lutte contre
le froid et la perpétuelle recherche de nourriture. Dans ce paysage
de neige et de glace, cette vie quotidienne devient épopée... |
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BOCAGE
Claire Weidmann :
voix, sampler, mélodica
Timothée Demoury : guitare électrique, percussions,
rhodes basse, harmonica
Ce duo nantais livre une musique aux frontières des styles
musicaux, une pop globale, personnelle et inspirée ; des compositions
délicates et poétiques, entre part d’ombres et morceaux de
lumière. Pour ce ciné-concert, Bocage reste fidèle à son univers.
Le combo suit les pérégrinations de Nanouk et de sa famille
en adaptant une musique douce et mélodique aux images pleines
d’humanité et de nature à l’état brut. |
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À
PROPOS DU FILM
« Une des plus grandes missions
du cinéma est d'évoquer devant nos yeux sédentaires les visions
multiples du vaste monde. Nanouk, l'Esquimau vient donc à son
heure. Non seulement il nous apporte des documents nouveaux et
irréfutables, mais encore une leçon émouvante d’énergie. […]
Énergie non seulement de la part de Nanouk et des siens, mais
encore énergie persévérante de réalisation. […] Ce film a été
pris dans l'Extrême Nord Canadien, "au-delà
de la limite des arbres", en plein
territoire esquimau, pays désertique, où rien ne pousse, sauf de maigres
lichens, et dont la superficie, qui approche celle de la France, ne
saurait alimenter plus de trois cents habitants. […] Ce film, qui nous
prend d'abord par la curiosité, puis par l'émotion, la pitié, l'admiration,
constitue un ensemble parfait. […] Ces mystérieuses scènes polaires
nous animent de ce sentiment admiratif que nous vouons à tous ceux
qui ont su dompter les éléments, peupler les déserts, animer les pires
solitudes, réaliser enfin, par une suite d'initiatives victorieuses "le
Triomphe de l'Homme" »
Cinémagazine, 3 novembre 1922
« Un chef-d’œuvre où la mise en scène
n’est nullement absente puisque les cadrages comme le montage sont
sciemment organisés par le cinéaste, mais où elle demeure constamment
au service de la réalité quotidienne des Esquimaux et de la lutte mythique
entre l’homme et la nature qu’elle dévoile. Ancien tableau figé ici,
mais une beauté tout entière issue de l’attachement aux hommes et aux
choses. Chasse au morse ou au phoque, construction d’un igloo, gosse
qui rigole, tempête de neige… tout est miraculeusement intact. 72 ans
après sa réalisation, ce film n’a pas pris une ride. »
Olivier de Bruyn, Libération
« Lorsque Robert Flaherty tourne ces images
à Inukjuak en 1920, il vient de passer 10 ans auprès des Esquimaux, "peuple
intrépide",
avec lequel il a tout partagé, des tartines de graisse de phoque aux
parties de chasse éreintante. Ivre de souvenirs, l’aventurier du Michigan
a su faire un film exaltant de vie. (…) Décidé à montrer à Hollywood
que l’on peut divertir avec la réalité, Flaherty offre autant de scènes
burlesques (…) que de séquences haletantes de suspens. (…) Il ne se
contente pas d’immortaliser la fantaisie indomptable de son ami l’Esquimau,
mais capte aussi la fougue dangereuse de son environnement. »
Marine Landrot, Télérama
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