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SEANCE UNIQUE
Vendredi 16 mai à 14h15
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PARLE
AVEC ELLE (HABLE CON ELLA)
de Pedro Almodovar
Espagne,
2001, 1h52, VF
Avec Javier Camara, Dario Grandinetti, Rosario Flores
Benigno, un jeune
infirmier, et Marco, un écrivain d'une quarantaine d'années, se rendent,
chacun de son côté, à un spectacle de Pina Bausch, Café Müller. Ils
sont assis l'un à côté de l'autre. La pièce est si émouvante que Marco
éclate en sanglots. Apercevant les larmes de
son voisin, Benigno aimerait lui faire part de son émotion, mais il
n'ose pas.
Quelques mois plus tard, les deux hommes se retrouvent dans d'autres
circonstances, à la clinique El Bosque, où travaille Benigno. Lydia,
la petite amie de Marco, torero professionnel, est plongée dans un
profond coma suite à un accident survenu lors d'une corrida. Benigno,
quant à lui, est au chevet d'Alicia, une jeune danseuse également dans
le coma.
Lorsque Marco passe à côté de la chambre d'Alicia, Benigno, sans hésiter,
s'approche de lui. C'est le début d'une grande amitié quelque peu mouvementée.
« Parle
avec elle, un film où le bouillonnant réalisateur espagnol sonde l’abîme
des passions masculines et avance à découvert. Moins sur les nerfs,
plus attachant. »
Sophie Grassin, « Almodovar parle avec nous », L’express,
le 4 avril 2002.
« Un chef d’œuvre, entre feuilleton et mélodrame.
Parle avec elle est un ample chant mélancolique sur la chair et l’esprit,
le désir et les sentiments, la foi et la folie, l’art et la mort. Où
le style n’écrase jamais le propos, mais le sert et le rehausse. »
Serge
Kaganski, « Parle avec elle », Les Inrockuptibles n°
473, le 10 avril 2002, p. 48
« Un rideau de théâtre s’ouvre
à la fin de Tout sur ma mère comme au début de Parle avec elle :
les films de Pedro Almodovar semblent désormais devoir s’enchaîner
avec une fluidité parfaite, comme s’ils participaient d’un seul et
même récit, mais aux ramifications infinies, aux bifurcations imprévisibles.
(…) Parle avec elle est un mélo fulgurant au croisement de quatre lignes
de vie. »
Louis Guichard, « Parle avec elle », Télérama n°
2726, le 10 avril 2002, p. 50.
« Avec beaucoup de retenue,
le réalisateur espagnol Pedro Almodovar esquisse un univers de silences
où le dialogue est roi. (…) Parle avec elle est mélancolique sans être
pesant, touchant sans verser dans la sensiblerie. »
Nicolas
Guérin, « Notre avis, Parle avec elle », L’Humanité,
le 19 mai 2005.
« Plus complexe encore que les précédents opus
d’Almodovar, où les correspondances étaient déjà multiples, le mélodrame
s’enrichit de [la] construction dont la génèse force l’admiration,
le film reposant en réalité sur l’intime connaissance que le réalisateur
a de ses personnages. »
Catherine Axelrad, « Parle avec elle, Au
commencement était le Verbe » , Positif n° 494, avril
2002, p. 26.
« Cette façon de construire des hypothèses pour
systématiquement les déjouer est un des plaisirs les plus vifs que
procure Parle avec elle, tant Almodovar a atteint aujourd’hui une totale
maîtrise de l’art du récit. »
Jean-Marc Lalanne, « Ferme les yeux », Cahiers
du cinéma n° 567, avril 2002, p. 77.
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