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SEANCES
Vendredi 2 mai à 22h
Mardi 6 mai à 20h30
Vendredi 9 mai à 20h
Dimanche 11 mai à 21h
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PAYSAGES
MANUFACTURÉS
(MANUFACTURED LANDSCAPES)
de Jennifer Baichwal
Canada, 2006,
1h26, VOSTF, documentaire
Dans une vallée dévastée, aux allures de paysage
post-apocalyptique, une population entière est payée pour détruire
son propre village au nom du progrès. En cette image semble coagulée
la vision d’Edward Burtynsky. Lors de ce voyage en Chine, le photographe
canadien documente les effets néfastes de la pollution et de l'industrialisation
sur les paysages naturels. Son œuvre s’intéresse à l’impact de l’intervention
humaine sur le paysage.
Paysages manufacturés est à la fois une œuvre d’art et une
réflexion sur l’industrialisation, la mutation des paysages et la
condition humaine.
« De bout en bout, ce documentaire glace intelligemment
le sang. Il fait un tour d’horizon des grandes zones de pollution
du globe mais, c’est davantage le discours qu’il construit qui marquera
les esprits. Jennifer Baichwal questionne notre conception de la
nature. Alors que nous sommes dans une ère marquée par l’industrialisation,
est-il encore possible de défendre un seuil de "zéro pollution" ? »
Nicolas
Bauche, « Un Grenelle de l’environnement sur grand écran.
Le cinéma citoyen est arrivé à maturité... », www.avoir-alire.com
« Film ayant pour sujet notre rapport à l’espace et l’art
qui peut servir à l’éclaircir, Paysages manufacturés s’intéresse
d’emblée à des questions d’ordre cinématographique ; des vastes
prairies du western aux villes claustrophobes du film noir, le septième
art s’est constamment servi du milieu pour sonder l’esprit humain,
que ce soit en projetant sur les murs l’intériorité du personnage
ou en transformant le territoire en allégorie des sociétés. »
Alexandre
Fontaine Rousseau, « Paysages Manufacturés », www.panorama-cinema.com
« Par la seule force des images (et quelques phrases prononcées
par le photographe) le film de Jennifer Baichwal pose une foule de
question : sur la notion de paysages, sur la définition du beau
(et du sublime), sur les idées de ”progrès” et de ”croissance” et
leur terrible envers. Alors que l’heure est aux grands discours hypocrites
sur l’écologie et aux injonctions bêtifiantes (éteignez vos lumières,
fermez les robinets…), Paysages manufacturés fait appel à l’intelligence
du spectateur, lui laissant tirer seul les conséquences de ce qu’il
voit. »
« Paysages manufacturés : natures mortes », www.zerodeconduite.net,
le 29 novembre 2007.
« Impeccablement cadré, le gigantisme industriel se déploie
ainsi dans sa vraie dimension. Face à cette inquiétante beauté, on
pense à la géométrie cauchemardesque de Notre pain quotidien, autre
documentaire, qui pour parler de la mécanisation du secteur agroalimentaire,
pariait également sur la perfection plastique. »
Mathilde
Blottière, « Paysages manufacturés », Télérama n°3020,
le 1er décembre 2007.
« Testé et approuvé par Al Gore, Paysages
manufacturés ne doit pourtant pas être réduit à un manifeste qui aurait
pu servir de démonstration pédagogique à notre Grenelle de l’environnement,
mais un point de vue savamment réfléchi sur l’explosion visuelle
provoqué par l’homme sur sa planète. »
Vincent Thabourey, « Paysages manufacturés », Positif n°
562, décembre 2007, p. 59.
« Avec la volonté d’imposer sa propre
vision, la réalisatrice nous fait cependant endurer des bouffées de
musique planante censément anxiogène et quelques virages du noir et
blanc à la couleur d’une nécessité nébuleuse, pour ne pas dire gratuite.
Mais cette bagarre de points de vue ne parvient pas à parasiter
l’essentiel : des images qui débordent du cadre et racontent des
histoires terrifiantes et mélancoliques. »
Gérard Lefort,
« Les damnés de notre ère », Libération,
le 28 novembre 2007.
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