| |

SEANCES
Samedi 31 mai à 17h30
Mardi 3 juin à 19h
Dimanche 8 juin à 16h30
FILM DIFFUSÉ EN AVANT-PROGRAMME DE
UNE SALE HISTOIRE
|
LES
PHOTOS D'ALIX
de Jean
Eustache
France, 1980, 18 min
Avec Alix Cleo-Roubaud, Boris Eustache
La photographe Alix Cléo-Roubaud,
amie de Jean Eustache, commente ses photos à Boris Eustache. Le jeune
homme l’a relance parfois mais, la plupart du temps, il ne sait pas
trop quoi répondre. Au fur et à mesure que le film avance, le lien
entre ce qu’Alix décrit et ce que nous voyons apparaît de plus en plus
complexe, jusqu’à ce que le commentaire ne corresponde plus aux photos.
L’image et la parole sont définitivement brouillées.
« La
leçon d’Une sale histoire croise celle des Photos d’Alix :
pour entendre, pour prendre son pied à entendre, il faut qu’une image
manque, se présente dans toute sa dimension irreprésentable (c’est
Une sale histoire), mais pour regarder une image de près, il faut
qu’on la prive de commentaire. Le manque est comme le souvenir, il
creuse un trou dans la toile de cinéma. »
Philippe Azoury, « Jean Eustache, Une balle à la place du cœur », Les
Inrockuptibles n°576, le 12 décembre 2006, p. 31.
« Les
photos d’Alix opèrent une véritable mise en crise de la croyance et
d’une déstabilisation du spectateur qui se voit refuser sa part de
certitude. Crise qui n’est que la part immergée d’une autre plus grave :
que peut encore le cinéma ? que peut-il
dire du monde s’il n’est jamais sûr de filmer le réel ? que
filme t-il en filmant la parole, c’est-à-dire ce qui est sans image ?
Doute radical, et radicalement assumé. Les photos d’Alix est ce genre
d’expérience-limite comme il en exista quelques autre à la même époque
qui tente, en niant le cinéma, d’en dire la nature. »
Stéphane
Bouquet, « Le doute surexposé », Cahiers du cinéma « Spécial
Jean Eustache » supplément au n°523, avril 1998, p.16.
|
|