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SEANCES
Mercredi 28 mai à 18h30
Samedi 31 mai à 21h30
Jeudi 5 juin à 21h
Dimanche 8 juin à 20h30
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WEST
SIDE STORY
de Robert Wise
USA, 1961, 2h32, VOSTF
Avec Natalie Wood, Richard Beymer, George Chakiris
Dans le West Side, bas quartier de New York, deux bandes de jeunes
s'affrontent, les Sharks de Bernardo et les Jets de Riff. Un ex des
Jets, Tony, s'éprend de Maria, la soeur de Bernardo.
« C’est
un tournant, ou tout au moins une date, dans l’histoire du film hollywoodien.
Il ne s’agit plus de mettre en images des scénarios-prétextes, drôles
et/ou sirupeux, issus des conventions de Broadway, mais de mettre en
musique, en forme et en ballets, un drame à la fois contemporain –
la guerre des gangs de jeunes – et mythique – la mésalliance sociale
d’origine shakespearienne (Roméo et Juliette). Avec énormément
de moyens et une troupe admirable, Robert Wise cisèle un étonnant
spectacle, riche en couleurs et en mouvements, et ponctué de mémorables
morceaux de bravoure. »
Gilbert Salachas, Télérama
« Robert Wise introduit le doute à l'intérieur même de
sa conception du cinéma de genre. Après le film de boxe, le film
fantastique, il alla avec West Side Story aussi loin que possible
dans l'inclusion d'éléments étrangers au "musical", stylistiques,
idéologiques et iconographiques, tout en réussissant remarquablement
le processus de fusion d'éléments dramatiques disparates (drame,
parole, musique, danse, pictorialisme). »
Christian Viviani, à l'occasion de la rétrospective Robert Wise au
Festival de La Rochelle en 1999
« Je voulais montrer un New
York authentique, mais très stylisé. Il fallait absolument que la ville
colle à l'humeur romantique des protagonistes. C'est moi qui ai eu
l'idée des plans d'ouverture vus du ciel. La majorité des films se
passant à New York débutaient par une vue générale horizontale de Manhattan
: il fallait briser ce cliché. Le début de West Side story est donc
une vision verticale de New York qui a aussi le mérite d'annoncer le
sujet du film en montrant précisément les territoires urbains. »
Robert
Wise, propos recueillis par Serge Kaganski, « Les ombres
ont disparu du cinéma : Robert Wise », Les Inrockuptibles n°
77, le 24 avril 1996, p. 52.
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