ÉDITO
Le Cinématographe, cette salle de cinéma, telle une vieille dame, aurait beaucoup à raconter. Elle a survécu à deux guerres, a accueilli de nombreuses générations de Nantais et de Nantaises. Cependant, je n’évoquerai que la salle dont les souvenirs restent présents dans ma propre mémoire et surtout les vingt-six ans de développement d’un projet qui a su défier tous les possibles en gardant les principes fondamentaux de l’association : liberté, indépendance, qualité et accessibilité à tous et toutes.
Nantes est une ville de cinéphiles depuis de nombreuses décennies, mais c’était surtout une ville de familles de cinéphiles y compris dans l’exploitation. Ainsi un des fils de la famille Pineau, Jean Serge, alors propriétaire du Katorza reprend en 1983 l’exploitation de cette salle fraîchement acquise par un privé, l’aménage dans sa forme actuelle et lui donne son nom, Le Cinématographe. Ce cinéphile averti en fera un lieu de programmation très spécifique : films du patrimoine, cycles méticuleusement construits… Mais en 1992, pour des raisons économiques, il délaisse l’exploitation de la salle et se concentre sur le Katorza. La ville soucieuse de ne pas abandonner ce patrimoine cinéphilique va prendre en charge la location, et confier l’exploitation à une société de 1992 à 1995. La salle va ensuite connaître une vie en pointillés en étant ponctuellement mise à la disposition d’associations cinéphiles jusqu’en octobre 2001, date ou la gestion est confiée à notre association Ciné Nantes.
Le Cinématographe, ce n’est pas seulement l’histoire d’une salle, c’est avant tout l’histoire d’un projet qui s’est enrichi, construit au fil des années. Cette histoire commence en 1995, l’année du centenaire du cinéma. Pour fêter cet événement une association, Les Cent Années Lumières, se crée à l’initiative de plusieurs structures issues du monde de la production, de l’exploitation, et du milieu associatif. Cette année de célébration, dont je serai la coordinatrice, sera l’occasion de proposer un hommage à Jacques Demy, un cycle sur le surréalisme en écho à une magistrale exposition du musée des Beaux-arts de Nantes, un concours de scénario… Et c’est à l’issue de cette collaboration que plusieurs associations se regroupent en 1997 au sein de l’association Ciné Nantes qui via une convention avec la ville interviendra pour garantir la programmation de toutes les formes de cinéma, développer l’éducation à l’image, et offrir des programmations accessibles à tous et toutes. Cette association, qui pouvait être considérée comme une fédération d’associations de cinéma, devenait très vite empêchée dans ses projets faute de disposer d’un lieu propre. La salle du Cinématographe, à l’époque utilisée que très ponctuellement, devenait un objectif. C’est en 2001, que la ville en confie l’exploitation à Ciné Nantes. L’association, dont les membres étaient très compétents dans leur domaine, découvrait l’exploitation et ce n’est qu’en février 2002 que nous obtenons notre carte officielle d’exploitation !
C’est le début d’une longue aventure et je tiens à saluer ici notre président d’honneur Jean-Joël Barreau qui dès le début m’a accompagnée dans cette aventure. Habile médiateur, il a apaisé les envies ardentes, calmé les divergences et a permis que ce fougueux collectif puisse collaborer. La richesse du projet du Cinématographe repose sur sa capacité à intégrer toute la vitalité des associations qui la composent et celle de ses nombreux partenaires, à les faire cohabiter, se rencontrer et enrichir sans cesse ce vivier de cinéphiles, d’artistes, d’acteurs et d’actrices de la société citoyenne.
Cette construction hors norme débouche sur un projet hors norme. Difficile d’en saisir tous les tentacules, mais chacun et chacune a su s’y intégrer et s’en emparer en regard de ses centres d’intérêts : films de genre, films du patrimoine, films expérimentaux, courts métrages, films de femmes, films documentaires, etc… Avec une constante depuis les origines : les films accessibles aux enfants, "le cinéma des enfants", la salle a vu les enfants grandir, a vu les générations défiler.
Beaucoup de spectateurs et spectatrices ne connaissent qu’une infime partie de nos activités. Les changements de nom n’ont pas été visibles, Ciné Nantes Loire-Atlantique, c’est en 2006, quand le Conseil général (Conseil départemental) nous confie l’animation du réseau de trente-six salles de cinéma associatives de Loire-Atlantique (SCALA) ; et nous opterons finalement pour Le Cinématographe Ciné-Nantes Loire-Atlantique, remettant la salle au cœur de toutes nos activités, avec ce sous-titre : "Espace de formation des publics à l’image", notre ADN, former, transmettre, faire collectivement. Sans une équipe de salarié·es engagée et professionnelle, rien n’aurait été possible. Un directeur qui œuvre dans l’association depuis vingt-six ans, une équipe de responsables de projets depuis pas moins de quinze ans. Cette transmission plus que réussie est la garantie de la stabilité et de la dynamique de notre projet.
Ce programme de clôture, intitulé "La Véritable Histoire du Cinématographe", est concocté pour vous permettre de vous rappeler des temps forts, de connaître ceux et celles qui ont construit cette aventure unique. Vous y retrouverez très certainement votre film, celui qui fera surgir des souvenirs et des émotions. C’est grâce à tous ces moments passés ensemble que nous avons survécu, traversé des périodes difficiles. Vous avez eu du plaisir à partager, nous avons eu du plaisir à rendre possible cette expérience.
Nous allons prendre un congé de quelques mois, pour réouvrir à la mi-décembre au sein d’un nouvel équipement. Nous sommes fiers et fières de pouvoir vous offrir un lieu qui nous ressemble et susceptible de porter notre projet plus haut encore : trois salles, un grand hall, un espace pour les enfants, des espaces de convivialité, des sanitaires pour tous et toutes, petit·es et grand·es, un lieu accessible à tous et toutes ; et une nouvelle adresse à retenir : 7 allée des Tanneurs, sur le Cours des 50 Otages. Sans vous spectateurs, spectatrices, partenaires nous ne pourrions exister et ce nouveau confort n’effacera pas ce que nous aimons le plus, être des artisans et des passeurs du cinéma.
- Catherine Cavelier, Ciné Femmes, membre fondatrice de l’association
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RIDEAU RUE DES CARMÉLITES, C’EST L’ÉVÉNEMENT DE CE PROGRAMME
• 3 semaines de programmation
• 86 films
• 14 invité·es
• 18 séances spéciales
• 2 week-ends de rencontres, de fête
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UN TARIF UNIQUE À 3 EUROS
Toutes les places de ce programme peuvent être prises en avance à partir du 24 juillet.
Attention, vente uniquement sur place : la caisse du cinéma est ouverte 30 minutes en amont de chaque séance. Pour le détail des horaires des séances, voir l’agenda en fin de ce programme ou sur notre site internet.
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L’AVENTURE CONTINUE au 7 allée des Tanneurs, cours des 50 Otages, où nous espérons pouvoir vous accueillir vers la mi-décembre avec un programme spécial en guise de préambule à ce qui sera projeté sur les 3 écrans les mois suivants. Au-delà de la programmation qui reste celle que vous connaissez mais avec plus de séances pour les films, ce nouveau lieu offre des espaces de rencontre, d’échanges, de citoyenneté en dehors des salles : espace des enfants, espace de documentation et un grand hall ouvert à toutes et tous du début d’après-midi jusqu’aux projections du soir.
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La Véritable Histoire du Cinématographe
août-septembre 2026
Le Cinématographe, cette salle de cinéma, telle une vieille dame, aurait beaucoup à raconter. Elle a survécu à deux guerres, a accueilli de nombreuses générations de Nantais et de Nantaises. Cependant, je n’évoquerai que la salle dont les souvenirs restent présents dans ma propre mémoire et surtout les vingt-six ans de développement d’un projet qui a su défier tous les possibles en gardant les principes fondamentaux de l’association : liberté, indépendance, qualité et accessibilité à tous et toutes.
Nantes est une ville de cinéphiles depuis de nombreuses décennies, mais c’était surtout une ville de familles de cinéphiles y compris dans l’exploitation. Ainsi un des fils de la famille Pineau, Jean Serge, alors propriétaire du Katorza reprend en 1983 l’exploitation de cette salle fraîchement acquise par un privé, l’aménage dans sa forme actuelle et lui donne son nom, Le Cinématographe. Ce cinéphile averti en fera un lieu de programmation très spécifique : films du patrimoine, cycles méticuleusement construits… Mais en 1992, pour des raisons économiques, il délaisse l’exploitation de la salle et se concentre sur le Katorza. La ville soucieuse de ne pas abandonner ce patrimoine cinéphilique va prendre en charge la location, et confier l’exploitation à une société de 1992 à 1995. La salle va ensuite connaître une vie en pointillés en étant ponctuellement mise à la disposition d’associations cinéphiles jusqu’en octobre 2001, date ou la gestion est confiée à notre association Ciné Nantes.
Le Cinématographe, ce n’est pas seulement l’histoire d’une salle, c’est avant tout l’histoire d’un projet qui s’est enrichi, construit au fil des années. Cette histoire commence en 1995, l’année du centenaire du cinéma. Pour fêter cet événement une association, Les Cent Années Lumières, se crée à l’initiative de plusieurs structures issues du monde de la production, de l’exploitation, et du milieu associatif. Cette année de célébration, dont je serai la coordinatrice, sera l’occasion de proposer un hommage à Jacques Demy, un cycle sur le surréalisme en écho à une magistrale exposition du musée des Beaux-arts de Nantes, un concours de scénario… Et c’est à l’issue de cette collaboration que plusieurs associations se regroupent en 1997 au sein de l’association Ciné Nantes qui via une convention avec la ville interviendra pour garantir la programmation de toutes les formes de cinéma, développer l’éducation à l’image, et offrir des programmations accessibles à tous et toutes. Cette association, qui pouvait être considérée comme une fédération d’associations de cinéma, devenait très vite empêchée dans ses projets faute de disposer d’un lieu propre. La salle du Cinématographe, à l’époque utilisée que très ponctuellement, devenait un objectif. C’est en 2001, que la ville en confie l’exploitation à Ciné Nantes. L’association, dont les membres étaient très compétents dans leur domaine, découvrait l’exploitation et ce n’est qu’en février 2002 que nous obtenons notre carte officielle d’exploitation !
C’est le début d’une longue aventure et je tiens à saluer ici notre président d’honneur Jean-Joël Barreau qui dès le début m’a accompagnée dans cette aventure. Habile médiateur, il a apaisé les envies ardentes, calmé les divergences et a permis que ce fougueux collectif puisse collaborer. La richesse du projet du Cinématographe repose sur sa capacité à intégrer toute la vitalité des associations qui la composent et celle de ses nombreux partenaires, à les faire cohabiter, se rencontrer et enrichir sans cesse ce vivier de cinéphiles, d’artistes, d’acteurs et d’actrices de la société citoyenne.
Cette construction hors norme débouche sur un projet hors norme. Difficile d’en saisir tous les tentacules, mais chacun et chacune a su s’y intégrer et s’en emparer en regard de ses centres d’intérêts : films de genre, films du patrimoine, films expérimentaux, courts métrages, films de femmes, films documentaires, etc… Avec une constante depuis les origines : les films accessibles aux enfants, "le cinéma des enfants", la salle a vu les enfants grandir, a vu les générations défiler.
Beaucoup de spectateurs et spectatrices ne connaissent qu’une infime partie de nos activités. Les changements de nom n’ont pas été visibles, Ciné Nantes Loire-Atlantique, c’est en 2006, quand le Conseil général (Conseil départemental) nous confie l’animation du réseau de trente-six salles de cinéma associatives de Loire-Atlantique (SCALA) ; et nous opterons finalement pour Le Cinématographe Ciné-Nantes Loire-Atlantique, remettant la salle au cœur de toutes nos activités, avec ce sous-titre : "Espace de formation des publics à l’image", notre ADN, former, transmettre, faire collectivement. Sans une équipe de salarié·es engagée et professionnelle, rien n’aurait été possible. Un directeur qui œuvre dans l’association depuis vingt-six ans, une équipe de responsables de projets depuis pas moins de quinze ans. Cette transmission plus que réussie est la garantie de la stabilité et de la dynamique de notre projet.
Ce programme de clôture, intitulé "La Véritable Histoire du Cinématographe", est concocté pour vous permettre de vous rappeler des temps forts, de connaître ceux et celles qui ont construit cette aventure unique. Vous y retrouverez très certainement votre film, celui qui fera surgir des souvenirs et des émotions. C’est grâce à tous ces moments passés ensemble que nous avons survécu, traversé des périodes difficiles. Vous avez eu du plaisir à partager, nous avons eu du plaisir à rendre possible cette expérience.
Nous allons prendre un congé de quelques mois, pour réouvrir à la mi-décembre au sein d’un nouvel équipement. Nous sommes fiers et fières de pouvoir vous offrir un lieu qui nous ressemble et susceptible de porter notre projet plus haut encore : trois salles, un grand hall, un espace pour les enfants, des espaces de convivialité, des sanitaires pour tous et toutes, petit·es et grand·es, un lieu accessible à tous et toutes ; et une nouvelle adresse à retenir : 7 allée des Tanneurs, sur le Cours des 50 Otages. Sans vous spectateurs, spectatrices, partenaires nous ne pourrions exister et ce nouveau confort n’effacera pas ce que nous aimons le plus, être des artisans et des passeurs du cinéma.
- Catherine Cavelier, Ciné Femmes, membre fondatrice de l’association
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RIDEAU RUE DES CARMÉLITES, C’EST L’ÉVÉNEMENT DE CE PROGRAMME
• 3 semaines de programmation
• 86 films
• 14 invité·es
• 18 séances spéciales
• 2 week-ends de rencontres, de fête
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UN TARIF UNIQUE À 3 EUROS
Toutes les places de ce programme peuvent être prises en avance à partir du 24 juillet.
Attention, vente uniquement sur place : la caisse du cinéma est ouverte 30 minutes en amont de chaque séance. Pour le détail des horaires des séances, voir l’agenda en fin de ce programme ou sur notre site internet.
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L’AVENTURE CONTINUE au 7 allée des Tanneurs, cours des 50 Otages, où nous espérons pouvoir vous accueillir vers la mi-décembre avec un programme spécial en guise de préambule à ce qui sera projeté sur les 3 écrans les mois suivants. Au-delà de la programmation qui reste celle que vous connaissez mais avec plus de séances pour les films, ce nouveau lieu offre des espaces de rencontre, d’échanges, de citoyenneté en dehors des salles : espace des enfants, espace de documentation et un grand hall ouvert à toutes et tous du début d’après-midi jusqu’aux projections du soir.
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La Véritable Histoire du Cinématographe
août-septembre 2026