Le Cinematographe
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LE CINÉMA DES ENFANTS

Sélection jeune public sur La Toile

À l'occasion des vacances scolaires • 7 films



Rita et crocodile
Rita et crocodile
Rita et Crocodile de Siri Melchior • à partir de 3 ans
Le printemps de Mélie de Pierre-Luc Granjon • à partir de 4 ans
L’extraordinaire voyage de Marona d’Anca Damian • à partir de 7 ans
Le Chat du rabbin de Joann Sfar et Antoine Delesvaux • à partir de 9 ans
Bovines (ou la vraie vie des vaches) d’Emmanuel Gras • à partir de 6 ans
Microcosmos de Claude Nurisdany et Marie Pérennou • à partir de 7 ans
Nénette de Nicolas Philibert • à partir de 9 ans

Pour les vacances d’hiver, avec le concours de la plateforme de VOD La Toile, voici une sélection du "Cinéma des enfants" qui pourrait s’appeler "Un animal, des animaux" en référence au documentaire de Nicolas Philibert, cinéaste d’ailleurs présent dans cette sélection mais avec un autre film.

Tout d’abord, 4 films d’animation dans lesquels se côtoient humains et animaux mais où ces derniers se comportent dans beaucoup de situations comme des êtres humains. On parle ici d’un regard anthropomorphique, c’est-à-dire qui donne des réactions et des façons d’agir humaines aux animaux, comme parler, marcher debout, mettre des vêtements… C’est le chat du Chat du rabbin qui discute religion et philosophie avec son maître ou encore la petite chienne Marona qui nous raconte son histoire, c’est aussi Crocodile, le crocodile, très ami avec la petite Rita, qu’il aide entre autres à faire du vélo et c’est aussi la hérissonne Mélusine dans Le printemps de Mélie qui accompagne la princesse dans ses aventures sans parler de Léon, son ami, un ours adopté par des humains.

On pourra remarquer que dans tous ces films sauf Le Chat du rabbin – et c’est le cas dans presque tous les films d’animation ayant des animaux comme personnages –, les yeux des animaux sont représentés avec un contour blanc autour de l’iris comme chez l’être humain alors qu’en réalité, chez les animaux, cette partie blanche est cachée ou très réduite. Une façon très simple mais très efficace de donner à ces animaux un regard humain.

Avec le cinéma documentaire qui est censé filmer la réalité (même si c’est beaucoup plus compliqué que ça), la représentation des animaux est forcément différente mais elle n’échappe pas non plus à ce fameux regard anthropomorphique, en premier lieu car ce sont des hommes et des femmes qui font ces films. Les 3 documentaires de cette sélection ont chacun une approche différente pour montrer le monde animal.

Dans Microcosmos, les insectes sont filmés de très près et très peu de paroles ont été ajoutées ce qui crée le sentiment de plonger dans un univers étrange, presque un monde extraterrestre. C’est ici la musique qui selon les passages crée un rapprochement avec le monde des humains. Avec Nénette, le cinéaste Nicolas Philibert filme une femelle orang-outan vivant à la ménagerie du Jardin des Plantes qui reçoit tous les jours des centaines de visiteurs. Le film repose sur le décalage entre l’image et le son et ainsi sur le rapport qu’entretient l’homme avec l’animal : on voit les animaux sans jamais les entendre et on entend les humains sans jamais les voir. Enfin, le documentaire d’Emmanuel Gras, s’attache à un animal auquel le cinéma ne s’est pas beaucoup intéressé, les vaches. Sans texte explicatif ni même de musique, regarder Bovines (ou la vraie vie des vaches) est une expérience fascinante.