FESTIVAL DES 3 CONTINENTS

Et la vie continue (Zendegi Edame Darad)


de Abbas Kiarostami




Iran, 1991, 1h31, VOSTF
avec Farhad Kheradmand, Puya Paevar
NUM, version restaurée

Entre le Festival des 3 Continents et le Cinématographe, il y a une longue histoire de cinéma. L'un et l'autre sont à leur manière nés d'une même conviction : les films prennent aussi leur sens lorsqu'ils sont replacés dans une histoire, une géographie, des formes et des filiations surtout pour ceux qui ont été tenus à la marge. Au fil des années, la vocation du festival et celle du Cinématographe se sont sans intention déclarée prolongées l’une l’autre, comme un lieu où les découvertes continuent de se faire, où l’on vérifie aussi notre mémoire. Les programmations partagent un même refus des hiérarchies établies, la même attention aux cinématographies trop peu visibles, un certain goût pour les rapprochements inattendus. Ici, les œuvres circulent librement entre les époques, les continents et les esthétiques. Une même idée du cinéma : un art qui s'éclaire par les films eux-mêmes, dans le temps de leur rencontre en salle avec les spectateurs.
- Jérôme Baron, directeur artistique du Festival des 3 Continents

Embouteillage. Camions surchargés. Nous sommes en Iran en 1990, dans une modeste automobile, un père et son fils tentent de se rendre dans une région qui vient d’être sinistrée par un important tremblement de terre. On tente de les en dissuader ; les routes sont coupées ou bloquées par des files de véhicules qui avancent au pas. Rien n'y fait. Le père, journaliste, veut savoir ce que sont devenus, dans cette tragédie, les deux enfants qui jouaient dans le film Où est la maison de mon ami. "Tout est vibrant dans ce faux reportage, qui se refuse au spectaculaire. Et la Vie continue est d'abord une méditation. Sur le hasard. Sur les mystères de la vie et de la mort. C'est aussi une réflexion sur la création artistique, puisque la moindre image a été préméditée et recréée. On suit la voiture des personnages en un long travelling dans des ruines qui, petit à petit, laissent voir un paysage somptueux." - Bernard Génin, Télérama

Séance unique

- - mardi 1/09 20:45

> séance présentée par Jérôme Baron