☰

Archives 2001-2011

LE FILMEUR


de Alain Cavalier



PROGRAMMATION DÉCEMBRE 2008

France, 2004, 1h40
Avec Christian Boltanski, Danielle Bouilhet, Camille de Casabianca

Le journal intime filmé du réalisateur Alain Cavalier. Les premiers plans du film ont été tournés en 1994. Les dernières images datent de 2005. Plus de dix ans de vie en cent minutes de projection.

« Ne vous y trompez pas, Le Filmeur ne vous infligera aucune bonhomie, aucun « petit bonheur » béat, aucune « gorgée de bière » besogneuse ni aucune télé-réalité pacifiée. Non, vous entrerez de plain-pied (et de plein droit, sans laissez-passer bien pensant), dans le monde lacunaire, inquiet et lucide, d'un artiste se permettant encore d'embrasser le monde (...).»
Vincent Dieutre

« [Le réalisateur] nous offre un film violent et drôle comme la vie, un film unique (...). On sort de ce film avec la sensation d'avoir découvert quelque chose d'unique, "l'original" d'un artiste. »
Jérôme Garcin, Le Nouvel Observateur

« L'art de Cavalier consiste ainsi à s'inventer sa propre temporalité, à rester disponible à tout ce qui l'entoure, à voler des instants au temps. Somme de ces petites libertés, Le Filmeur entraîne le spectateur dans une réflexion profonde et grave mais aussi drôle et tendre.»
Laurence Reymond, www.fluctuat.net

« Cavalier est lié, profondément, à tout ce qu'il voit, regarde, enregistre, souvent avec la rigueur du plan fixe, à toutes ces histoires et ces gens qu'il sélectionne au montage. Et en même temps il est seul, tout seul, jusqu'à l'angoisse et à la folie parfois. »
Antoine de Baecque, Libération

« L'histoire qu'il nous raconte est alors celle, terriblement émouvante, d'un couple qui s'aime toujours et qui lutte contre le temps qui passe. Et aussi celle d'un esprit curieux qui, malgré un double prisme (les lunettes et la caméra), pose sur le monde un regard lucide, et donc parfois cruel. Le plus fascinant reste cette capacité à donner vie à l'inanimé, par la singularité du regard et par la voix off, cette voix si douce, à la fois claire et hésitante. Le filmeur se pose, serait-ce modestement, en créateur : les choses n'existent que parce qu'il les regarde, parce qu'il les filme. C'est le triomphe de l'oeil et de l'esprit, qui partout donnent du sens au réel... »
Aurélien Ferenczi, Télérama

« Archiviste de l'intime, Alain Cavalier (...) compose une œuvre qui lui ressemble. Personnelle et poreuse, généreuse et drôle, légère et profonde, fragile et politique. »
Isabelle Regnier, Le Monde

« Dix ans de la vie d'un artiste de cinéma nommé Alain Cavalier. Simplement sublime. »
Jean-Baptiste Morin, Les Inrockuptibles

« Le filmeur est un film monstrueux. »
Jean-Michel Frodon, Les Cahiers du Cinéma

SEANCES

Mardi 16 décembre à 20h30
Dimanche 21 décembre à 19h