LE CINÉMA DES ENFANTS

Les 400 coups


de François Truffaut



CINÉMA DES ENFANTS • FÉVRIER 2016

France, 1959, 1h33
avec Jean Pierre Leaud, Guy Decomble, Claire Maurier
NUM • VERSION RESTAURÉE
À partir de 8 ans



Antoine Doinel est un enfant solitaire d’une douzaine d’années. Mal aimé de ses parents, persécuté par son instituteur, il passe son temps à faire l’école buissonnière et à traîner dans les rues de Paris avec son ami René. En classe, le jour de la composition de français, il est accusé d’avoir plagié Balzac et renvoyé. En partie autobiographique, ce classique de l’histoire du cinéma, porté par son jeune interprète Jean-Pierre Léaud, est indémodable.


"Il y avait très longtemps que ce sujet m'occupait l'esprit. L'adolescence est un état reconnu par les éducateurs et les sociologues, mais nié par la famille, les parents. Pour parler le langage des spécialistes, je dirai que le sevrage affectif, l'éveil de la puberté, le désir d'indépendance, le sentiment d'infériorité sont les signes caractéristiques de cette période. Un seul trouble entraîne la révolte et cette crise est appelée justement d'originalité juvénile .Le monde est injuste, donc il faut se débrouiller : et on fait les quatre cents coups."
François Truffaut

" Un archiclassique. De quoi sont faits les films ? François Truffaut, qui a été l'assistant de Roberto Rossellini, connaît bien la réponse : il suffit de trouver une situation. La situation des 400 Coups, il va la chercher au plus près, puisqu'il s'agit de la vie d'un préadolescent mal aimé à Paris. Truffaut connaît les deux, et le film est, comme chacun sait, fortement nourri de son enfance. Il y a sans doute une autre raison à ce choix : il est créateur de mouvement, auquel le jeune cinéaste est pour le moment très attaché (dans Les Mistons, son seul vrai court métrage, tout repose sur les promenades en vélo de l'héroïne)(...) Et puis il y a Paris : les passants, les commerçants, les attractions des fêtes foraines qui tournent sur elles-mêmes comme un praxinoscope.(...) Effets de noir et blanc, jeux d'ombres et de lumières, sons (les pizzicati du violon qui rythment l'action) et bruits de la rue, le jeune cinéaste Truffaut, assoiffé de cinéma, veut de l'image qui bouge dans ses plans. "
Jean-Baptiste Morain, Les Inrockuptibles


- - mercredi 10/02 18:30 - - dimanche 14/02 14:30 - - jeudi 18/02 20:30