CYCLES ET RÉTROSPECTIVES

Les 400 coups


de François Truffaut



INTÉGRALE FRANÇOIS TRUFFAUT • FÉVRIER-MARS 2016

France, 1959, 1h33
avec Jean Pierre Leaud, Guy Decomble, Claire Maurier
NUM • VERSION RESTAURÉE
À partir de 8 ans



Un adolescent de 13 ans, livré à lui même, entouré de peu d’affection dans sa famille, fugue et se livre à des petits larcins... Et si l’on oubliait que ce film lança la Nouvelle Vague et obtint la Palme d’Or à Cannes pour redécouvrir le portrait sensible, tendre, drôle et émouvant d’un jeune adolescent perdu dans les rues sombres d’un Paris guère plus accueillant que le foyer familial ou le sordide commissariat de police ? Les nouveautés techniques qui permirent le tournage en décors réels, la révélation d’un jeune comédien confondant de naturel et de spontanéité et la vibration autobiographique du récit se conjuguent pour faire de ce film un événement mais aussi une référence toujours valable parmi les films sur la jeunesse.


"Il y avait très longtemps que ce sujet m'occupait l'esprit. L'adolescence est un état reconnu par les éducateurs et les sociologues, mais nié par la famille, les parents. Pour parler le langage des spécialistes, je dirai que le sevrage affectif, l'éveil de la puberté, le désir d'indépendance, le sentiment d'infériorité sont les signes caractéristiques de cette période. Un seul trouble entraîne la révolte et cette crise est appelée justement d'originalité juvénile .Le monde est injuste, donc il faut se débrouiller : et on fait les quatre cents coups."
François Truffaut

" Un archiclassique. De quoi sont faits les films ? François Truffaut, qui a été l'assistant de Roberto Rossellini, connaît bien la réponse : il suffit de trouver une situation. La situation des 400 Coups, il va la chercher au plus près, puisqu'il s'agit de la vie d'un préadolescent mal aimé à Paris. Truffaut connaît les deux, et le film est, comme chacun sait, fortement nourri de son enfance. Il y a sans doute une autre raison à ce choix : il est créateur de mouvement, auquel le jeune cinéaste est pour le moment très attaché (dans Les Mistons, son seul vrai court métrage, tout repose sur les promenades en vélo de l'héroïne)(...) Et puis il y a Paris : les passants, les commerçants, les attractions des fêtes foraines qui tournent sur elles-mêmes comme un praxinoscope.(...) Effets de noir et blanc, jeux d'ombres et de lumières, sons (les pizzicati du violon qui rythment l'action) et bruits de la rue, le jeune cinéaste Truffaut, assoiffé de cinéma, veut de l'image qui bouge dans ses plans. "
Jean-Baptiste Morain, Les Inrockuptibles


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