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Archives 2001-2011

ZARDOZ


de John Boorman



PROGRAMMATION MAI 2009

USA-Irlande, 1974, 1h45,VOSTF
Avec Sean Connery, Charlotte Rampling, Sara Kestelman, Sally Anne Newton, John Alderton

2293. La Terre a été totalement dévastée et la société est divisée en plusieurs castes : les Brutes, les Exterminateurs et les Barbares qui vouent un culte sans limite au dieu Zardoz. Tous oeuvrent pour les Éternels, un groupe d’humains immortels. Ce nouvel équilibre social va être bouleversé lorsque Zed, un Exterminateur, décide de pénétrer chez les Éternels, défiant ainsi le dieu Zardoz... Une oeuvre de science-fiction hors normes qui témoigne formidablement des préoccupations de son époque : l'obsession du consumérisme, le désastre écologique généré par la société occidentale et les ravages du puritanisme sur la sexualité.

« Qui d'autre que John Boorman aurait osé affubler OO7 d'un string rouge et de bretelles-cartouchières assorties ? Qui, sinon le futur réalisateur d'Excalibur, aurait pu obliger Sean Connery à avoir une érection devant un parterre d'Immortels fascinés ? Si ces propos semblent un rien insolites, c'est normal : Zardoz est un Ovni cinématographique qui mérite d'être redécouvert 35 ans après sa réalisation. Car voilà une œuvre de science-fiction hors normes qui témoigne formidablement des préoccupations de son époque – d'ailleurs toujours d'actualité : l'obsession du consumérisme, le désastre écologique généré par la société occidentale et les ravages du puritanisme sur la sexualité. Au fond, qui est Zardoz, sinon l'emblème effrayant d'une civilisation guerrière et répressive ?
« Les armes, c'est le bien, le pénis, c'est le mal », hurle le dieu de pierre à ses serviteurs zélés en leur vomissant des mitraillettes et des munitions. Résultat :une société où l'être humain ne fait plus l'amour et où l'immortalité est devenue un fardeau insupportable.
Avec une économie de moyens qui force l'admiration, Boorman a créé tout un univers visuel, imprégné de références à l'Egypte ancienne, à la Grèce antique et ... au style psychédélique des seventies. Dans ce monde offrant une vision profondément pessimiste de l'humanité, les rouges sangs et les bleus froids dominent, comme si nous étions destinés à nous entretuer et à disparaître de la surface de la terre. Cinq ans après Orange mécanique, John Boorman signe une fable d'anticipation d'une rare audace qui verrait difficilement le jour aujourd'hui. A une époque où il prenait des risques artistiques, passant de Traître sur commande de Martin Ritt à The Offence de Sidney Lumet, Sean Connery est remarquable dans un contre-emploi des plus culottés qui nous ferait presque oublier qu'il incarnait James Bond trois ans plus tôt.... »
Extrait du dossier de presse

SEANCES

Jeudi 14 mai à 19h
Samedi 16 mai à 20h
Vendredi 22 mai à 21h30
Samedi 23 mai à 20h