Le Cinematographe
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Dispositifs scolaires

Je ne peux pas vivre sans toi (No puedo vivir sin ti)

de Leon Dai


Taïwan, 2009, 1h32, VOSTF
Avec Yo Hsuan Chao, Chen Wen-pin, Chih-Ju Lin
Collège au Cinéma - 3ème trimestre 2011/2012 - 4è/3è

Je ne peux pas vivre sans toi (No puedo vivir sin ti)
Wu-Hsiung vit avec sa fille de sept ans sur les docks du port de Kaohsiung, à Taïwan. Pour survivre il plonge en apnée pour un patron pêcheur peu scrupuleux. Malgré sa condition de misère, il construit avec sa fille une relation très forte et quand il doit se battre contre les services sociaux pour la garder, sa vie bascule...
Nourri d’un fait-divers singulier, Leon Dai signe un film d’un ton néoraliste subtil et touchant.


"Comédien de formation, démontrant un solide sens de la prise de vue, Leon Dai s'est fait remarquer depuis quelques années par des films consacrés aux injustices sociales qui frappent les petites gens. Il signe lui-même le montage de ces fresques modestes qui évitent le chantage à l'émotion, se rattachent à cette "Nouvelle Vague" taïwanaise, où se révéla Hou Hsiao-hsien. La force de Je ne peux pas vivre sans toi réside dans sa veine discrètement néoréaliste, un ton qui n'est pas sans rappeler les films du Philippin Lino Brocka."
Jean-Luc Douin, Le Monde


"Une œuvre parfois presque drolatique, en tout cas à la frange du burlesque triste du cinéma muet
(on pense à Chaplin), et tragique, où le réalisme du décor (les docks, entrepôts, ateliers de mécanique) n’a d’égal que le discours anti-bureaucratique. Touchant."

Vincent Ostria, L’Humanité


Formation pédagogique assurée par Jérôme Baron
Mercredi 21 mars 2012 de 9h à 12h30 au cinéma Le Beaulieu (Bouguenais) et de 13h30 à 17h au cinéma Atlantic (La Turballe)

Note d'intention de Jérôme Baron :
Le film de Leon Dai trouve son origine dans un fait divers relaté de manière spectaculaire par la télévision taïwanaise. Un homme menace de se jeter d’un pont sur la route avec sa fille si on ne lui accorde pas la garde de l’enfant et les justificatifs qui permettraient de la scolariser comme tous les autres enfants. Acteur très populaire à Taïwan comme à HongKong où il joue dans de nombreux films d’action, Leon Dai reste très investi dans le cinéma d’auteur taïwanais. Avec ce second long-métrage comme réalisateur, il s’emploie à chercher derrière les motifs médiatiques une voie qui témoigne sans démagogie de la réalité sociale taïwanaise.