Le Cinematographe
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SEIJUN SUZUKI, LE REBELLE POP DU CINÉMA JAPONAIS

La Jeunesse de la bête (Yaju no seishun)

de Seijun Suzuki



Japon, 1963, 1h31, VOSTF
avec Joe Shishido, Misako Watanabe, Tamio Kawachi
NUM, version restaurée

Ancien policier récemment sorti de prison après une bavure, Joji Mizuno apprend la mort suspecte d’un collègue en compagnie d’une prostituée et décide d’en retrouver les responsables. Il infiltre alors un clan yakuza et monte bientôt les bandes rivales les unes contre les autres. Avec La Jeunesse de la bête, Seijun Suzuki transforme la mécanique du polar en laboratoire de formes : faux-semblants, couleurs acides, décors découpés, violence brusque et ironie sèche composent un Tokyo de cabarets et d’arrière-salles au bord de l’abstraction. Autour de Joe Shishido, dont la présence deviendra l’un des signes de son cinéma, Seijun Suzuki accélère le genre jusqu’à le dérégler. La loi, le crime et la vengeance n’y dessinent plus des frontières nettes mais un jeu de masques où l’énergie visuelle l’emporte sur la vraisemblance. Le yakuza eiga devient un espace de pure invention, jusqu’au vertige.

Séances

- - samedi 18/07 21:00 - - vendredi 24/07 16:30 - - lundi 27/07 16:00 - - vendredi 31/07 18:00