Le Cinematographe
Le Cinématographe
Le Cinematographe

ÉDUCATION À L'IMAGE

ENSAN / CRENAU

ENSAN : Ecole Nationale Supérieure d'Architecture de Nantes
CRENAU : Centre de Recherches Nantais Architectures Urbanités


DEAD MAN
DEAD MAN
Dans le cadre d'une convention avec l'ENSAN, mise en œuvre avec les chercheurs du CRENAU, un module cinéma de 12 heures d'enseignement a été créé pour les étudiants du master : La Condition Métropolitaine filmée.

Cet enseignement de master repose sur le travail de deux collectifs qui se nourrissent l'un l'autre : celui constitué par les enseignants-chercheurs du CRENAU et les enseignants de "condition métropolitaine", en partenariat avec le DSAA du lycée Livet, et celui de la commission de programmation du Cinématographe.

Chaque année une ligne problématique s'inscrivant dans la thématique générale de la condition métropolitaine devient programmatique, elle vient en décliner une dimension spécifique.
Quatre séances ont lieu au Cinématographe, un texte est rédigé par les enseignants et un échange a lieu à l'issue des projections.


CYCLE 2019-2020 : "HORS... DE LA CONDITION MÉTROPOLITAINE"

De quoi est-elle faite cette expérience qui consiste à se trouver "hors", au double sens d’un au-delà et d’une extériorité ? Et comment le cinéma s’en saisit-il ? Se placer hors c’est tout d’abord se situer dans l’extériorité au territoire, au-delà des frontières qui le bordent et le bornent. C’est ainsi faire l’épreuve du franchissement, et prendre le risque (ou la chance) d’une forme de déracinement, de dépaysement – qui n’exclut pas la possibilité de nouveaux ancrages. Les "hors-lieux" par exemple, produits de l’extraterritorialité vécue par les exilés, ne sont-ils pas encore des lieux ? Dans des sociétés où la mobilité et la connexion occupent une place centrale, c’est aussi faire l’expérience d’une déconnexion des réseaux omniprésents au sein de nos espaces de vie – ce qui ne signifie pas seulement l’assignation à résidence ou la réclusion, mais aussi la possibilité d’expérimenter des chemins de traverse.
Dès lors, une singulière géographie se dessine "en creux". Sans doute le cinéma offre-t-il des prises précieuses pour saisir ce qui échappe aux regards paresseux comme aux concepts usités : des réalités peu visibles ou peu lisibles, que l’image peut donner à voir à la fois par ce qu’elle cadre et par ce qu’elle suggère – le "hors-champ" n’invite-t-il pas l’imagination ? Comment penser depuis l’extérieur ? Que nous apporte ce décalage ?
On le pressent, ces questions d’extériorité et d’invisibilité recèlent des enjeux politiques profonds. A la fois parce qu’il s’agit de considérer des formes de marginalité, de mise à l’écart (volontaire ou subie) du jeu social – ce qui pose la question de la dimension inclusive des sociétés urbaines contemporaines ; mais aussi parce que se penser et se placer à la marge, constitue une des voies possibles pour expérimenter des devenirs possibles, singuliers ou collectifs et jouer de différentes formes de règles et de conventions – le "hors-jeu" ne fait-il pas aussi partie du jeu lui-même ?


OCTOBRE 2019
Braguino de Clément Cogitore

NOVEMBRE 2019
Au fil du temps de Wim Wenders
Below Sea Level de Gianfranco Rosi

JANVIER 2020
Dead Man de Jim Jarmusch

Émission radio • Des trains dans la nuit

Écoutez "Des trains dans la nuit", l'émission radio du Cinématographe, consacrée pour son deuxième épisode à cette programmation, en compagnie de Bruno Duquenne et Laurent Devisme.