Japon, 1967, 1h32, VOSTF
avec Joe Shishido, Koji Nanbara, Isao Tamagawa
NUM, version restaurée
avec Joe Shishido, Koji Nanbara, Isao Tamagawa
NUM, version restaurée
Le tueur n°3 de la pègre japonaise, Goro Hanada, reçoit d’une femme mystérieuse une mission quasiment impossible à accomplir. Lorsqu’un papillon se pose sur le canon de son fusil et fait échouer le contrat, il devient à son tour une cible, traqué par le légendaire tueur n°1 et par ses propres obsessions. Réalisé en 1967, La Marque du tueur porte à son point limite la liberté formelle de Seijun Suzuki. Le film de tueurs à gages s’y défait en éclats : montage heurté, cadrages obliques, humour noir, érotisme, paranoïa, fascination absurde de Hanada pour l’odeur du riz bouilli. Ce geste radical vaudra à Seijun Suzuki d’être renvoyé par la Nikkatsu, le film ressemblant à une énigme lancée contre toutes les règles de fabrication du studio, mais en fera aussi l’un des sommets de son œuvre, matrice d’un cinéma moderne, insolent et irréductible, souvent convoqué par d’autres cinéastes, au plus notoire dans Ghost Dog de Jim Jarmusch.
Séances
- - mardi 9/06 20:30 * - - vendredi 12/06 18:30 - - lundi 22/06 18:30
* séance suivie d'une conférence : "Seijun Suzuki dans les années 1960, ou l’outrance des formes" par Nicolas Thévenin, directeur de la publication de la revue Répliques et adhérent membre de la commission de programmation du Cinématographe
* séance suivie d'une conférence : "Seijun Suzuki dans les années 1960, ou l’outrance des formes" par Nicolas Thévenin, directeur de la publication de la revue Répliques et adhérent membre de la commission de programmation du Cinématographe





