France, 1981, 1h05
• documentaire •
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Les Éditions WARM ont fêté cette année leurs dix ans. Très tôt les ouvrages publiés se sont intéressés au cinéma pour devenir au fil du temps une collection en tant que telle. Chaque titre a été l’occasion d’une présentation au Cinématographe, l’occasion d’un livre et d’un film pour un dialogue toujours plus enrichissant. L’un d’entre eux a échappé à cette dynamique, Denis Gheerbrant et la vie, un ouvrage collectif, dirigé par Antony Fiant et Isabelle Le Corff, qui retrace le parcours d’un cinéaste singulier au sein du cinéma documentaire français. Un cinéaste et une œuvre qui n’a de cesse de tisser des liens très étroits entre le cinéaste-filmeur qu’il est, les vies rencontrées et les spectateurs dont la place est constamment envisagée comme un rouage essentiel. Le geste documentaire de Denis Gheerbrant s’est construit par une patiente attention aux autres pour former un cinéma de la proximité éminemment politique. Ce best of est donc une belle occasion de voir ou revoir son tout premier film, Un printemps de square (1981) et d’accueillir à nouveau Denis Gheerbrant et sa générosité. - Willy Durand, éditions WARM
Le projet initial de Un printemps de square relevait du portrait de groupe, "Un collectif, une bande de jeunes se réunissant quotidiennement dans un square du XVe arrondissement de Paris. Si le cinéaste part bien d’un groupe et revient régulièrement à lui pour de brefs moments de détente au square, dans un parc ou sur un quai de gare durant lesquels ils jouent de la guitare, chantent, dansent et chahutent, c’est en les isolant, voire en faisant, au gré du hasard, d’autres rencontres – en dehors du groupe donc –, qu’il parvient à véritablement échanger avec certains d’entre eux. C’est en effet à ce prix qu’il réussit à évoquer leurs difficultés dans la confrontation au monde adulte et à l’avenir, à un moment charnière pour eux, entre la fin du lycée et l’entrée (le plus souvent hypothétique) dans le monde du travail, la possibilité d’études supérieures n’étant jamais évoquée. (…) Dès lors, Un printemps de square repose sur un portrait éclaté, un montage quelque peu impressionniste, une accumulation un peu disparate de scènes qui témoignent de la diversité de ces jeunes, de leurs situations, de leurs manières d’aborder la vie…" - Antony Fiant
Le projet initial de Un printemps de square relevait du portrait de groupe, "Un collectif, une bande de jeunes se réunissant quotidiennement dans un square du XVe arrondissement de Paris. Si le cinéaste part bien d’un groupe et revient régulièrement à lui pour de brefs moments de détente au square, dans un parc ou sur un quai de gare durant lesquels ils jouent de la guitare, chantent, dansent et chahutent, c’est en les isolant, voire en faisant, au gré du hasard, d’autres rencontres – en dehors du groupe donc –, qu’il parvient à véritablement échanger avec certains d’entre eux. C’est en effet à ce prix qu’il réussit à évoquer leurs difficultés dans la confrontation au monde adulte et à l’avenir, à un moment charnière pour eux, entre la fin du lycée et l’entrée (le plus souvent hypothétique) dans le monde du travail, la possibilité d’études supérieures n’étant jamais évoquée. (…) Dès lors, Un printemps de square repose sur un portrait éclaté, un montage quelque peu impressionniste, une accumulation un peu disparate de scènes qui témoignent de la diversité de ces jeunes, de leurs situations, de leurs manières d’aborder la vie…" - Antony Fiant
Séance unique
- - jeudi 3/09 20:30
> séance suivie d'une rencontre avec Denis Gheerbrant, réalisateur
> séance suivie d'une rencontre avec Denis Gheerbrant, réalisateur





