Le Cinematographe
Le Cinématographe
Le Cinématographe, salle de cinéma à Nantes et Education à l'image

Archives 2001-2011

ELEPHANT MAN (THE ELEPHANT MAN)


de David Lynch



PROGRAMMATION JUIN 2009

USA, 1980, 2h05, VOSTF
Avec Anthony Hopkins, John Hurt, Anne Bancroft

ELEPHANT MAN (THE ELEPHANT MAN)
À Londres, en 1884, un jeune chirurgien idéaliste découvre une attraction dans des baraques foraines, Elephant Man est exhibé au public tel un phénomène de foire. C'est un homme totalement déformé qui est né ainsi, car sa mère, artiste de cirque, a été piétinée par des éléphants pendant sa grossesse. Il s'attache à cet être intelligent sensible, assoiffé d'amour, et fera tout pour stopper ses souffrances…

« C'est un chef-d'oeuvre d'une noirceur, d'une violence (suggérée) et d'un humanisme qui n'ont qu'un égal dans l'histoire du cinéma, le mythique Freaks, de Tod Browning. Car les monstres, nous dit Lynch, ne sont pas toujours ceux qui en ont l'air. En ce sens, Elephant Man est bien une apologie inspirée de la tolérance et du respect de la dignité humaine, sans que ce regard moral ne devienne didactique ni pontifiant. Servi par une superbe photo de Freddie Francis, qui restitue les ombres de la société victorienne, par une interprétation exceptionnelle d'Anthony Hopkins, d'Anne Bancroft et de John Hurt (sous un ahurissant maquillage), Lynch signe un film poignant : ce n'est pas l'aspect physique de l'homme-éléphant qui est insoutenable, mais ce que les autres lui font endurer. À ce titre, les scènes où Merrick répète : « Je ne suis pas un animal, je suis un être humain... », la sarabande des curieux qui abusent de lui ou les sévices perpétrés par Bytes sont autant de moments violemment bouleversants. Produit par Mel Brooks, qui avait apprécié Eraserhead, Elephant Man dévoile quelques-unes des obsessions de Lynch et lui permet de signer un de ses meilleurs films. »
Aurélien Ferenczi, Télérama

« Premier véritable succès populaire de David Lynch, « Elephant Man » séduit les foules par sa simplicité formelle, son noir et blanc sublime, et l’histoire touchante développée autour de ce « monstre de foire » qui souffre de sa condition inhumaine. Bref, la monstruosité se trouve dans le regard de l’autre et Lynch construit un manifeste intelligent sur la cruauté, la pitié et le voyeurisme cousu dans le tissu sensible d’une ôde à la tolérance. Référence nette au « Freaks » de Tod Browning, « Elephant Man » nous plonge également dans une ambiance étrange, aux portes de l’atmosphère des films muets et aux antipodes du film hollywoodien classique. »
www.ecrannoir.fr


SEANCES

Mercredi 3 juin à 18h30
Samedi 6 juin à 22h
Lundi 8 juin à 21h