Le Cinematographe
Le Cinématographe
Le Cinematographe

MEMBRES ET PARTENAIRES

Étreintes brisées (Los abrazos rotos)

de Pedro Almodóvar


ÉCOLE DE DESIGN • MARS 2016

Espagne, 2009, 2h09, VOSTF
avec Penélope Cruz, Lluis Homar, Blanca Portillo



Étreintes brisées (Los abrazos rotos)
Mateo Blanco écrit des scénarios avec l’aide de Diego, le fils de sa productrice. Lorsque l’artiste Ray X lui demande d’écrire un film, il refuse, car ce dernier est le fils d’Ernesto Martel, le producteur du dernier film de Mateo, sur lequel sa rencontre avec Lena, la jeune épouse d’Ernesto, a marqué le début d’une passion amoureuse et tragique. Récit en formes de poupées gigognes, construit sur une prolifération d’histoires entremêlées, Étreintes brisées se nourrit de films passés et à venir, permettant à Pedro Almodóvar de déclarer, encore et toujours, son amour pour le cinéma.

"Tous ces éclats éblouissants illuminent un film dédié autant à l’amour fou qu’à l’amour du cinéma. Car si Etreintes brisées cite concrètement le Voyage en Italie de Rossellini (référence inhabituelle chez Almodóvar), le film est constamment infusé des arômes vénéneux de grands classiques du mélo noir (Minnelli ou Hitchcock hantent ce film) comme du parfum volontaire ou inconscient du propre corpus almodóvarien." Serge Kaganski, Les Inrockuptibles

"Dans ce film composite s'impose une drôle de figure centrale : Mateo, le cinéaste, incarné par Lluís Homar, déjà vu dans La Mauvaise Education, qui s'obstine à remonter les images tournées, jadis, avec celle qu'il aimait. Un personnage dont on cherche la clé : aveugle mais voyant à sa façon, victime et manipulateur, habile mécanicien des récits qu'il fabrique... Autoportrait fantasmé d'Almodóvar lui-même ? D'une richesse presque déroutante, imbriquant étroitement, jusqu'au vertige, le cinéma et la vie, Etreintes brisées n'atteint pas la plénitude de Tout sur ma mère ou de Parle avec elle, mais résiste, garde son mystère, trouble autant qu'il séduit. Il tiendra une place singulière dans une filmographie éblouissante." Aurélien Ferenczi, Télérama

Séance

jeudi 24/03 20:30