Le Cinematographe
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VOLUTES SURRÉALISTES

Emak-Bakia | L'Étoile de mer | Les Mystères du château du dé

de Man Ray



France, 1926-1929, 21 min-17 min-25 min, muet
35 mm et 16 mm

Emak-Bakia | L'Étoile de mer | Les Mystères du château du dé
Emak-Bakia • Man Ray reprend là le procédé dit de rayographie en posant différents éléments sur la pellicule, ce qui donne des impressions de pluie, de mouvements tout à fait insolites et il mêle des scènes beaucoup plus réalistes qui laissent attendre une narration classique. Un intertitre rassurant annonce même "la raison de cette extravagance" avant de nous proposer... un ballet de faux cols. Et même les yeux sont des faux...

L'Étoile de mer
• Il s’agit cette fois d’un "poème de Robert Desnos vu par Man Ray" ; on y trouve des mots que les images ni ne prolongent ni ne soulignent. Ainsi des "dents charmantes" sont elles suivies par des jambes, signes d’une sensualité latente dans un flou étrange, pas classique, comme pour un monde vu à travers du verre cathédrale. Un symbolisme sexuel délicat : l’étoile de mer dans un bocal. L’essai photographique du photographe Man Ray est devenu essai cinématographique.

Le Mystère du château du dé
• Le vicomte de Noailles qui finança L’Âge d’or et Le Sang d’un poète propose à Man Ray de tourner un film dans sa maison d’Hyères, une maison cubique construite par Mallet-Stevens. Logiquement Man Ray invente une intrigue illustrant la phrase de Mallarmé : "un coup de dé jamais n’abolira le hasard". Et les invités, pour ne pas être reconnus, masquent leur visage sous des bas...

Séance unique

Lundi 11 octobre à 21:00 • programme présenté par Jérôme Baron