Le Cinematographe
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CYCLES ET RÉTROSPECTIVES

Girl

de Lukas Dhont


RETOUR VERS 2018 • JUIN 2019

Belgique, 2018, 1h45
avec Victor Polster, Arieh Worthalter, Oliver Bodart
NUM

Girl
Girl est le premier film d’un jeune cinéaste belge Lukas Dhont, caméra d’or au festival de Cannes dans la sélection Un certain regard. Lara, 15 ans, née garçon, mène un double combat : devenir danseuse étoile et femme. Habituellement le combat des transgenres qui nous est montré au cinéma s’effectue contre la société et ses préjugés, l’originalité de ce film est de déplacer le combat de Lara. Son entourage accepte son choix, son père est très aimant. Le combat de Lara se fera avec son propre corps, sa propre identité. Il ne suffit pas qu’on l’appelle Lara, elle veut voir un corps qui correspond à l’image qu’elle se fait d’un corps féminin, et qui plus est un corps de danseuse. Confrontée en permanence à son image par la multitude des miroirs qui l’entourent, Lukas Dhont, en filmant au plus près son jeune acteur dans un mouvement giratoire réitéré jusqu’au vertige, nous donne à voir la souffrance provoquée par un corps subi et dont la métamorphose semble ne jamais s’opérer. La performance du jeune acteur Victor Polster participe à la réussite de ce beau film délicat et violent. - Hélène Le Guevel

“Par cette tendresse constante du regard, Lukas Dhont parvient à ne jamais voler les actes et les tourments de son héroïne. Ventriloque d’aucun discours, Lara ne représente qu’elle-même. La grande intelligence de Girl consiste à laisser vivre l’adolescente et à être entièrement rivé à sa vie, à son corps. Et d’abord au corps de celui qui incarne Lara, Victor Polster, jeune danseur de seize ans sidérant de magnétisme et à qui Dhont offre son premier rôle. Son corps, mouvant, instable, se trouve à la lisière de toutes les opposition : adolescent et adulte, masculin et féminin, sensuel et excessivement discipliné. Ce miroitement permanent, l’agréable trouble provoqué par cette perpétuelle ambiguïté font de Victor Polster une puissante apparition cinématographique. Un corps qui, plan après plan et par sa seule présence, déploie à lui seul une histoire.” Murielle Joudet, Le Monde (octobre 2018)

Séances • Juin 2019

- - samedi 8/06 19:00 - - jeudi 13/06 18:30

Bande-annonce