Le Cinematographe
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RÉTROSPECTIVE JACQUES PRÉVERT

Le Jour se lève

de Marcel Carné



France, 1939, 1h37 • dialogues de Prévert
avec Jean Gabin, Jules Berry, Arletty
NUM, version restaurée

Le Jour se lève
Dans un immeuble parisien une dispute entre deux hommes, un coup de feu, un homme sort en titubant et s’écroule, mort. L’autre se barricade dans la chambre et se souvient... Un voisin, collectionneur de tableaux, apporte un scénario à Carné qui, subjugué par sa structure, persuade Prévert de le développer immédiatement : ainsi naquit ce film, très innovant pour l’époque avec ses trois flash backs marquant les étapes de l’engrenage tragique. La progression dramatique est rendue encore plus oppressante par le décor de Trauner – la chambre était exigüe et avait vraiment quatre murs – et Prévert pousse là encore plus loin que dans Quai des brumes le pessimisme profond de sa vision d’un monde marqué par la fatalité sociale.

"Gabin est d'une modernité incroyable : naturel et sexy en prolo amoureux, il devient franchement animal lorsque cette saleté de fatalité (incarnée par Jules Berry, génial) le piège. Et puis, il y a Arletty, gouailleuse triste, à laquelle Prévert offre des répliques en or. Accoudée au balcon de l'hôtel où elle vit, de l'autre côté de la rue, elle dit à son amant d'une petite voix faussement dégagée, et bouleversante : "Heureusement qu'on s'aime pas. J'aurais bien voulu que ça continue. Seulement, moi, j'habitais ici et toi juste en face... C'était trop loin." Guillemette Odicino

Séances

- - lundi 13/05 20:30 * - - dimanche 19/05 14:15 - - mercredi 22/05 16:15

* Séance Vidéodrome,
suivie d'une analyse filmique et d'un débat proposés par Antoine Bourg

Bande-annonce