Le Cinematographe
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JEAN COCTEAU

Les Dames du bois de Boulogne

de Robert Bresson



France, 1945, 1h30
avec Paul Bernard, Lucienne Bogaert, Maria Casarès
NUM, version restaurée

Les Dames du bois de Boulogne
Dans la haute bourgeoisie parisienne, un couple se sépare avec élégance mais elle médite une vengeance... Un Bresson première manière. Il adapte ici une histoire tirée de "Jacques le fataliste" de Diderot. Même si le centre de l’intrigue a vieilli (le concept de "grue"), le film, dans sa rigueur glacée disséquant la cruauté et les manipulations sournoises sous le vernis du bon ton est d’une haute tenue. Le dialogue de Cocteau, qui se disait "serviteur amical de Robert Bresson" et s’applique à retrouver un ton "sec et proche du style de Diderot" est parfaitement adapté au propos. Et c’est Cocteau qui y introduit une phrase de Reverdy promise à un bel avenir : "Il n’y a pas d’amour, il n’y a que des preuves d’amour."

Séances

- - mercredi 20/10 20:30 * - - lundi 25/10 16:15 - - dimanche 31/10 18:15

*
projection suivie d'une leçon de cinéma de Noël Herpe, historien du cinéma français, intitulée "Cocteau auteur de films, ou le goût de l'impureté". "

Jean Cocteau et le cinéma, c'est l'histoire d'un auteur sans limites - qui ne cesse de brouiller les pistes et de se jouer des frontières. Invité à magnifier les dialogues d'un cinéma "de qualité", il y insuffle sa poésie personnelle et vole presque la vedette à Robert Bresson. Fasciné par les grands sujets mythologiques ou historiques, il se sert du cinéma (plus encore que du théâtre) pour rapprocher de nous les Dieux, et incarner l'invisible.


Dossier de presse


Bande-annonce