Le Cinematographe
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CYCLES ET RÉTROSPECTIVES

Mischka

de Jean-François Stévenin


INTÉGRALE JEAN-FRANÇOIS STÉVENIN • AVRIL - MAI 2019

France, 2002, 1h57
avec Jean-Paul Roussillon, Jean-François Stévenin
NUM, version restaurée

Mischka
Sur la route des vacances, Mischka est abandonné sur une aire d’autoroute par son fils et sa famille. Dans une maison pour personnes âgées, il rencontre Gégène, qui part retrouver sa fille et l’embarque avec lui. En chemin, ils rencontrent Jane et son petit-frère, en route pour voir leur père, ainsi que Joli-Cœur, ancienne choriste notoire, qui attend la sortie de prison de l’homme qu’elle aime. Réunis par le hasard, ils évoluent ensemble jusqu’à constituer la famille dont a toujours rêvé Gégène. Film sur les rapports générationnels heurtés, de la difficulté de communiquer à la tragédie, Mischka agglomère des quêtes de retrouvailles et des idéaux. Conte aux voies multiples, escapade collective dont le trajet est plus crucial que l’aboutissement, il dit aussi l’amour infini de Jean-François Stévenin pour ses acteurs et ses personnages.

"Quand on arrive à une telle note, incongrue, déchirante, électrique, le plus dur est de la tenir. Tissu de hasards, d’accidents mineurs et de malentendus, un tel film a pour vocation de ne pas se fixer. Mischka n’a ni portes ni fenêtres, on y est, voilà. Ses personnages sont diversement en vacance, et sans toit ni loi." François Gorin, Télérama

"Les grands cinéastes tournent toujours le même film, dit-on. Jean-François Stévenin maintient, en tout cas, pour sa troisième réalisation, le même regard sur le monde, la même volonté de voir se déglinguer le déroulement inscrit des choses, le même souci de saisir le temps très particulier de la vacance, le désir de l’échappée, la faim d’une transformation sauvage du réel en fiction pure, et en même temps la nostalgie d’une généalogie authentique.
Il s’agit, encore une fois, de faire de la digression le centre de l’oeuvre. Ces données essentielles, déjà clairement dégagées dans
Passe-montagne (1978) et Double Messieurs (1985), ses deux précédents films, explosent ici dans la profusion des personnages, la conduite d’un récit où tout semble aller de soi, alors que tout ce qui s’y passe est fortement improbable, l’affirmation d’un romanesque d’autant plus fort qu’il refuse de s’affirmer comme tel." Jean-François Rauger, Le Monde

Séances

- - jeudi 25/04 18:00 - - samedi 27/04 20:30 > suivi d'une rencontre - - samedi 4/05 14:30

Bande-annonce