Le Cinematographe
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RÉTROSPECTIVE JERZY SKOLIMOWSKI

du 26 février au 16 mars 2020

Rétrospective Jerzy Skolimowski



du 26 février au 16 mars 2020
Jerzy Skolimowski est une figure fascinante, un être multiple, irréductible donc à son travail de cinéaste, semblant avoir vécu mille vies : poète, boxeur, batteur de jazz, peintre, acteur pour Tim Burton ou David Cronenberg, trafiquant d’armes russe dans The Avengers. Nul étonnement alors que ses films soient habités par des personnages en constant réapprentissage du monde, parfois sur un mode semi-hallucinatoire faisant écho à l’expérience du réalisateur, tels son alter ego Andrzej dans ses premiers films, Novak, l’ouvrier polonais dépassé par l’Histoire dans Travail au noir, ou encore le taliban en fuite dans des paysages à l’hostilité maximale dans Essential Killing.
L’histoire et le cinéma de Skolimowski font ainsi apparaître l’invention de rythmes créatifs et narratifs qui lui sont propres. Il contribue à faire éclore une Nouvelle vague polonaise au début des années 1960 après s’être formé auprès d’Andrzej Wajda et Roman Polanski, avant que la censure ne le contraigne à l’exil en Belgique, en Angleterre et aux États-Unis, puis qu’un retour au pays natal lui permette de renaître après un long désamour avec le cinéma. Ce rapport tourmenté à la Pologne semble avoir installé une urgence du récit, des intrigues ramassées en quelques mouvements, jusqu’à compacter le temps dans son dernier long métrage en date, 11 minutes. Une dynamique visuelle mais aussi sonore, inhérente aux films de Skolimowski, se fait alors jour, pour un cinéaste qui a toujours placé la musique au centre de son œuvre en multipliant notamment les collaborations avec des compositeurs aux styles variés : Krzysztof Komeda, Can, Cat Stevens, Genesis, Stanley Myers ou encore Hans Zimmer.
Cette rétrospective proposera de (re)découvrir la moitié des longs métrages de Jerzy Skolimowski – ses films les plus cruciaux et puissants – et ainsi d’apprécier une œuvre dont la diversité de formes et de conditions de production lui permet d’osciller en permanence entre scepticisme et lyrisme, et qui contient encore des promesses : à quatre-vingt ans passés, Skolimowski a plusieurs projets, qu’il tient néanmoins secrets.
Nicolas Thévenin

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Conférence : Jerzy Skolimowski, l'invention d'un rythme
>Dimanche 1er mars à 18:30: "Jerzy Skolimowski, l'invention d'un rythme", conférence d'introduction au cycle par Nicolas Thévenin, directeur de publication de la revue "Répliques" et membre de la commission de programmation du Cinématographe. • entrée libre

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Signes particuliers : néant
NUM, version restaurée

- - mercredi 26/02 16:45 - - lundi 2/03 20:30 - - lundi 9/03 18:45

Walkover
NUM, version restaurée

- - jeudi 27/02 18:45 - - lundi 2/03 16:45 - - samedi 7/03 21:00

Le Départ
NUM, version restaurée

- - mercredi 26/02 20:30 - - dimanche 1/03 16:30 - - mardi 10/03 18:30

Deep End
NUM, version restaurée

- - samedi 29/02 15:00 - - mercredi 4/03 16:30 - - lundi 16/03 20:30 *
* Séance Vidéodrome, suivie d'une analyse filmique et d'un échange proposés par Antoine Bourg

Le Cri du sorcier
NUM, version restaurée

- - vendredi 28/02 14:30 - - lundi 2/03 18:30 - - mardi 10/03 20:30

Travail au noir
NUM, version restaurée

- - vendredi 28/02 16:30 - - dimanche 1/03 20:30 - - jeudi 5/03 18:30 - - dimanche 8/03 14:30

Le Bateau-phare
NUM, version restaurée

- - vendredi 28/02 20:30 - - samedi 7/03 14:30 - - dimanche 15/03 14:30

Quatre nuits avec Anna
35 mm

- - samedi 29/02 19:00 - - vendredi 6/03 16:15 - - jeudi 12/03 20:30


Dossier de presse


Des trains dans la nuit • Émission radio du Cinématographe