Le Cinematographe
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WIM WENDERS : LES DÉBUTS

du 24 avril au 21 mai 2019

Wim Wenders : les débuts



du 24 avril au 21 mai 2019
Cette rétrospective couvre presque toute la production de Wim Wenders de 1971 à 1986. Pour ses débuts, il faut avoir à l’esprit la dimension générationnelle : ses films sont les films d’un trentenaire (deux quand il collabore avec Peter Handke) dont il dit lui même que c’est "une génération sans père : ils sont morts, disparus ou se taisent". Marqué par le passé, il n’est guère rassuré par le présent mais l’exprime sans discours, en portant seulement "un regard sur...". Cette approche est relayée par la forme qu’il trouve et qui rompt avec la narration classique. Cela deviendra sa marque de fabrique sous le nom de road movie – principe au fond déjà présent dans l’Odyssée – et qui consiste à avancer par rencontres de personnages, de lieux, et à s’y attarder, laissant le spectateur conclure. Mais Wenders c’est aussi un cinéphile forcené et précoce – il a essayé en vain d’entrer à l’IDHEC – et ses premiers films déjà sont parsemés de citations des auteurs qu’il aime, les Américains en particulier, tout en ayant conscience que son cerveau est peut-être "colonisé par les Américains" (Au fil du temps). Cette motivation profonde, confortée sans doute par son pessimisme sur l’avenir du cinéma allemand (Au fil du temps, encore) ne pouvait que déboucher sur cette "période américaine" de dix ans environ qui, commencée avec L’Ami américain, lui vaudra des désillusions mais se terminera par le coup d’éclat de Paris, Texas, où l’errance est cette fois positive. Dès L’Ami américain - un titre programmatique -, Wim Wenders entre aussi dans cet autre pays qui va devenir le sien, celui du cinéma, en engageant comme comédiens des metteurs en scènes venant de plusieurs pays, américains bien sûr – dont Nicholas Ray -, mais aussi des Français, dont il se sent proche. 
Il élargira ses frontières par un autre pays où il reconnaît la même évolution qu’en Allemagne, le Japon où l’a amené, évidemment, un autre cinéaste vénéré, Ozu. Cet exilé volontaire du cinéma, sorte de précurseur forcé d’une mondialisation de la création cinématographique fera un retour en Allemagne, mais pas n’importe où, dans la ville symbole de sa cassure. Un retour ambigu, nostalgique, que certains ont dit prémonitoire avec un film au titre français qui laisse rêveur, Les Ailes du désir. Guy Fillion

L'Angoisse du gardien de but au moment du pénalty
NUM, version restaurée

- - mercredi 24/04 16:15 - - lundi 29/04 18:30 - - samedi 4/05 21:30

Alice dans les villes
NUM, version restaurée

- - dimanche 28/04 16:45 - - jeudi 2/05 17:45 - - lundi 13/05 18:15

Faux mouvement
NUM, version restaurée

- - dimanche 28/04 19:00 - - vendredi 3/05 21:00 - - dimanche 5/05 16:15

Au fil du temps
NUM, version restaurée

- - dimanche 28/04 13:30 - - lundi 29/04 20:30 - - samedi 4/05 18:15

L'Ami américain
NUM, version restaurée

- - lundi 6/05 16:15 - - vendredi 10/05 18:00 - - samedi 18/05 18:30

L'État des choses
NUM, version restaurée

- - lundi 29/04 16:00 - - mardi 7/05 17:30 - - mercredi 8/05 21:00

Paris, Texas
NUM, version restaurée

- - vendredi 3/05 16:30 - - mercredi 8/05 13:45 - - mercredi 15/05 20:00 *
* séance suivie d'une conférence dans le cadre de "Cinéma avec Lacan"

Tokyo-Ga
NUM, version restaurée

- - mercredi 8/05 16:30 - - mercredi 15/05 18:00 - - samedi 18/05 21:00

Les Ailes du désir
NUM, version restaurée

- - dimanche 5/05 18:15 - - lundi 13/05 15:45 - - vendredi 17/05 16:15 - - lundi 20/05 20:30

Dossier de presse


Bande-annonce