Le Cinematographe
Le Cinématographe
Le Cinématographe, salle de cinéma à Nantes et Education à l'image

CYCLES ET RÉTROSPECTIVES

Du 25 août au 28 septembre 2015


Hollywood, l'âge d'or des stars



CYCLE HOLLYWOOD, L'ÂGE D'OR DES STARS • AOÛT- SEPTEMBRE 2015

C'est par la figure de la star que les studios hollywoodiens ont conquis les masses et se sont organisés en industrie à rêves. La naissance dans les années 10, puis la maturation dans les années 20 du langage hollywoodien classique se confondent avec l'émergence du star-système comme modèle économique dans lequel les films sont conçus autour d'une figure éminente dont il s'agit de mettre en scène et en images les tourments et les joies afin d'exercer sur le public une sorte d'envoûtement (pour ainsi le conquérir et le fidéliser). Pointe de la séduction des films à gros budgets, la star renvoie ainsi à la dimension impure du cinéma : loin de se contenter de sonder le réel pour éclairer le spectateur, le cinéma se caractérise aussi par le pouvoir de le fasciner, de l'hypnotiser, de l'émerveiller à travers une figure à la fois fantasmagorique et concrète, la star. D'ailleurs l'amour des stars déborde le goût pour les films, puisque par définition c'est aussi leur vie privée (plus ou moins fantasmée et toujours orchestrée par les médias) qui attise les curiosités, surtout si elle semble être l'accomplissement d'un destin "bigger than life".
Il en va donc de l'essence du cinéma hollywoodien, mais le lien entre la star et son public a bien évolué des années 20 aux années 50. Jean Renoir affirmait à ce titre que l'essence du cinéma muet se trouvait dans le face à face magique qui se nouait entre le spectateur et la star silencieuse par l'intermédiaire du gros plan, l'histoire et les dialogues n'étant que prétextes pour provoquer cette expérience extatique. Comme l'avait déjà montré Edgar Morin dans sa célèbre étude anthropologique sur le phénomène : d'une figure divine idéalisée, la star est devenue une figure plus humaine, plus proche, une figure à laquelle le spectateur pouvait désormais s'identifier, c'est tout le chemin parcouru de Garbo la divine à Marilyn Monroe.
Dans le système classique des studios, les acteurs étant salariés, la star est aussi un véhicule idéologique, il affiche l'identité d'un studio, d'une marque. C'est pourquoi paradoxalement sa valeur de rayonnement ne se réduit pas à sa rentabilité commerciale, mais doit aussi être reliée à sa portée symbolique, comme en témoignent les exemples de Katharine Hepburn et Marlene Dietrich dont l'aura de star n'est pas fondée sur des succès commerciaux, mais sur le pouvoir charismatique de leur personnage. Richard Dyer dans Le Star-système hollywoodien donne une explication de ce pouvoir charismatique : le pouvoir de fascination des stars tient au fait qu'elles incarnent les contradictions idéologiques d'une époque. Ainsi la star des années 50 exerce un pouvoir autant par ses failles et ses faiblesses que par sa beauté et ses qualités morales...retour à Marilyn.
En présentant un film par personnalité (ou par couple de stars), les 20 films de ce cycle entendent dresser un portrait à multiples facettes de cette figure fascinante et ambiguë, symbole du cinéma classique hollywoodien.

> Séance spéciale : une leçon de cinéma de Charlotte Garson, suite à la projection de Le Roman de Marguerite Gautier de George Cukor le lundi 14 septembre à 20h30.


Les Ailes (Wings) de William A. Wellman
- - dimanche 13/09 14:00 - - mardi 15/09 20:30 - - dimanche 20/09 18:15
NUM • VERSION RESTAURÉE

À l'Est d'Eden (East of Eden) de Elia Kazan
- - vendredi 18/09 20:30 - - lundi 21/09 18:15 - - dimanche 27/09 16:30

L'Ange des maudits (Rancho Notorious) de Fritz Lang
- - dimanche 30/08 14:00 - - vendredi 4/09 21:00 - - mardi 8/09 18:30

Autant en emporte le vent (Gone with the wind) de Victor Fleming
- - mercredi 26/08 16:30 - - dimanche 30/08 20:00

Les Aventures de Robin des Bois (The Adventures of Robin Hood) de Michael Curtiz, William Keighley
- - jeudi 17/09 18:30 - - vendredi 25/09 20:30 - - dimanche 27/09 14:30
À partir de 8 ans

Casablanca de Michael Curtiz
- - dimanche 30/08 16:00 - - jeudi 3/09 19:00 - - samedi 5/09 21:15

Le Chant du Missouri (Meet Me In Saint Louis) de Vincente Minnelli
- - mercredi 2/09 21:00 - - dimanche 6/09 18:30

La Chatte sur un toit brûlant (Cat on a Hot Tin Roof) de Richard Brooks
- - mardi 25/08 21:00 - - jeudi 27/08 19:00 - - dimanche 30/08 18:00

L'Emprise du crime (The Strange Love of Martha Ivers) de Lewis Milestone
- - samedi 29/08 21:15 - - mardi 1/09 18:30

Eve (All bout Eve) de Joseph L. Mankiewicz
- - mercredi 2/09 18:30 - - dimanche 6/09 20:45

Gilda de Charles Vidor
- - lundi 7/09 21:00 - - dimanche 13/09 16:45 - - mardi 15/09 18:15

Haute Société (Our Betters) de Charles Walter
- - samedi 26/09 19:00 - - dimanche 27/09 20:30

Indiscrétions (The Philadelphia Story) de George Cukor
- - mercredi 26/08 21:00 - - samedi 29/08 14:45 - - vendredi 4/09 18:45

Johnny Guitare (Johnny Guitar) de Nicholas Ray
- - vendredi 28/08 21:00 - - jeudi 3/09 21:00 - - lundi 7/09 18:45

La Joyeuse suicidée (Nothing sacred) de William A. Wellman
- - dimanche 20/09 21:00 - - samedi 26/09 21:15 - - lundi 28/09 18:45

Niagara de Henry Hathaway
- - mercredi 9/09 18:15 - - lundi 14/09 18:15 - - samedi 19/09 21:30

Pandora de Albert Lewin
- - vendredi 28/08 18:45 - - mardi 1/09 21:00 - - samedi 5/09 19:00
NUM • VERSION RESTAURÉE

Péché Mortel (Leave Her to Heaven) de John M. Stahl
- - samedi 29/08 19:00 - - lundi 31/08 21:00 - - dimanche 6/09 14:00

Le Roman de Marguerite Gautier (Camille) de George Cukor
- - samedi 12/09 14:45 - - lundi 14/09 20:30* - - dimanche 20/09 16:00 - - mardi 22/09 20:30
• lundi 14 septembre • 20:30 • séance suivie d'une leçon de cinéma de Charlotte Garson, journaliste pour la revue Etudes.


Vacances Romaines (Roman Holiday) de William Wyler
- - jeudi 27/08 21:00 - - lundi 31/08 18:30 - - samedi 5/09 14:45